Clap le journal du cinéma

Tous nos articles, nos coups de gueules, coups de coeur et critiques de cinéma...

mercredi 2 décembre 2009

L'Imaginarium du Docteur Parnassus ☆☆☆

Date de sortie cinéma : 11 novembre 2009 19182066
Réalisé par Terry Gilliam Avec Heath Ledger, Johnny Depp, Jude Law, Colin Farrell, Christopher Plummer, Lily Cole, Verne Troyer, Andrew Garfield, Tom Waits, Carrie Genzel...

Titre original : The Imaginarium of Doctor Parnassus
Long-métrage français, canadien.
Genre : Fantastique, Aventure
Durée : 2h02 min
Année de production : 2007

Synopsis : Avec sa troupe de théâtre ambulant, "l'Imaginarium", le Docteur Parnassus offre au public l'opportunité unique d'entrer dans leur univers d'imaginations et de merveilles en passant à travers un miroir magique. Mais le Dr Parnassus cache un terrible secret. Mille ans plus tôt, ne résistant pas à son penchant pour le jeu, il parie avec le diable, Mr Nick, et gagne l'immortalité. Mais ce pari aura un prix.

Le nouveau Gilliam : Merveilleusement décevant.19182068
    Dans chaque revue cinéma du mois, on nous parle du grand "best-of", de la "compilation Gilliam" : son grand retour en quelque sorte. En effet Terry Gilliam a mis dans son dernier film tout ce qui lui était cher et tous les sujets, bouts d'histoires et personnages qu'il appréciait particulièrement, et qu'il avait déjà utilisé. Mais c'est aussi à mon avis ce qui fait que son "Imaginarium" ne fonctionne pas totalement. L'intention est bonne certes, mais des "bouts de films" ne font pas un film, et la preuve en est puisque cet assemblage n'est pas réussit ou du moins pas abouti. Gilliam est un grand réalisateur, c'est indéniable, mais est-ce qu'il ne referait pas facilement du Gilliam ? Je n'irais pas jusque là, mais il est fort possible qu'il se soit légèrement essoufflé et qu'il ai perdu une petite étincelle de sa flamme qui l'avait tant fait brillé aux temps des "Brazil", "Baron Münchausen" et autres "Fisher King". Mais revenons en à notre "Imaginarium" qui n'est pas un mauvais film puisqu'il à du fond, comme19182067 toujours chez Gilliam, puisqu'il comporte d'excellentes scènes (cf entre autre le flasch-back de la rencontre entre Parnassus et le diable) et de très bons acteurs (Feu Heath Ledger, Johnny Depp, Collin Farrell, Jude Law, Lily cole, Christopher Plummer, Andrew Garfield...). Mais attention, ça ne fait pas tout ! En effet, c'était sans compter sur un scénario confus, léger et brouillon. La mort de l'acteur principal Heath Ledger ("The Dark Kinght", "Brokeback Mountain") en plein milieu du tournage, peut aussi être en partie responsable de ce petit bazar scénaristique. Sans compter non plus sur un manque de rythme considérable, le film met longtemps à se lancer et il est trop long, et enfin sur une esthétique pour le moins surprenante. Mais pas dans le bon sens du terme puisque en voulant se moderniser, notre cher réalisateur anglo-saxon à perdu en route tout ce qui faisait le charme de ses rêves extravagants et magnifiques. Il utilise aujourd'hui un visuel enfantin excessivement naïf qui nous rappelle plus les logiciels de vieux PC comme "Adibou", que ces petites merveilles de maquettes bricolées de "Brazil" et du "Baron Münchausen".  La modernisation n'est pas forcement le bon choix, si toutefois c'était son but.
    Il n'y a donc plus qu'a espérer que son fameux "Don Quichotte", qu'il reprendra durant l'été 2010 nous refera pénétrer dans l'univers fantastique, effrayant et poétique du maître Gilliam. Car c'est bien un grand maître du cinéma quoiqu'il fasse. Qu'il est et restera à jamais. Un "mauvais" film de Terry Gilliam reste tout de même un bon film.
Lucas Charrier

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lundi 2 novembre 2009

Le Petit Nicolas ☆☆☆☆

Date de sortie cinéma : 30 septembre 2009 19157064
Réalisé par Laurent Tirard Avec Maxime Godart, Valérie Lemercier, Kad Merad, Sandrine Kiberlain, François-Xavier Demaison, Anémone, Daniel Prévost, Michel Galabru, Louise Bourgoin, Vincent Claude...

Long-métrage français. Genre : Comédie
Durée : 1h30 min. Année de production : 2008
    Nicolas mène une existence paisible. Il a des parents qui l'aiment, une bande de chouettes copains avec lesquels il s'amuse bien, et il n'a pas du tout envie que cela change...
Mais un jour, Nicolas surprend une conversation entre ses parents qui lui laisse penser que sa mère est enceinte. Il panique alors et imagine le pire : bientôt un petit frère sera là, qui prendra tellement de place que ses parents ne s'occuperont plus de lui, et qu'ils finiront même par l'abandonner dans la forêt comme le Petit Poucet...

    Après les trois Astérix et Lucky Luke voilà maintenant une autre oeuvre de Goscinny adapté sur grand écran : Le célèbre petit Nicolas. Evidemment19129814 on pourrait douter de la qualité de cette dernière adaptation puisque le premier et dernier volet de la trilogie des aventures gauloises étaient loin d'être convaincantes ainsi que celle du cow-boy solitaire et de son fidèle destrier qui laissait douteux. Toutefois dés la19129804 première minute du film, c'est à dire pendant le générique, nous voilà rassuré en voyant apparaître le nom de Alain Chabat en tant que dialoguiste. Alain Chabat qui avait lui aussi adapté Goscinny avec "Astrérix et Obélix Mission Cléopâtre", qui était la meilleure adaptation et comédie française depuis sa sortie.
    Et même si la réalisation reste ici classique et que le film ne nous transporte pas émotionnellement, on ne boude pas son plaisir à regarder une adaptation fidèle et drôle des aventures d'un petit garçon plein d'imagination. Laurent Tirard s'amuse à recréer la France d'après guerre des années 50, ses personnages19129843 parfois surprenants et haut en couleurs, ses modes, ses couleurs et ses étonnantes moeurs dont la bonne vieille mentalité française et s'offre pour cela un casting épatant (notamment tout le monde).
    En bref, c'est LE film mignon par excellence. Mignon qui n'est d'ailleurs pas synonyme de mauvais, au contraire.
Lucas Charrier

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jeudi 29 octobre 2009

Les Chats persans ☆☆☆

Date de sortie cinéma : 23 décembre 2009 19179151
Réalisé par Bahman Ghobadi Avec Negar Shaghaghi, Ashkan Koshanejad, Hamed Behdad...
Titre original : Kasi az gorbehaye irani khabar nadareh
Long-métrage iranien.
Genre : Non référencé

Durée : 1h41 min.
Année de production : 2009

    A leur sortie de prison, une jeune femme et un jeune homme musiciens décident de monter un groupe. Ils parcourent Téhéran à la rencontre d'autres musiciens underground et tentent de les convaincre de quitter l'Iran. N'ayant aucune chance de se produire à Téhéran, il rêvent de sortir de la clandestinité et de jouer en Europe. Mais que faire sans argent et sans passeport ...

Si ce film est intéressant pour tout ce qu'il comporte de politique et pour tout ce qu'il vous apprend sur l'Iran et ses contraintes, ce grand clip est à mon avis beaucoup trop long même si le fait de traiter d'un sujet comme celui-ci à travers un aspect culturel est intelligent. Le tout manque quand même de rythme : Les scènes musicales à la façon clip s'enchaînent les unes après les autres sans trop de rythme car cela en devient un peu ennuyant ou bien alors avec beaucoup trop de rythme.

Lucas Charrier

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Persécution ☆☆☆

Date de sortie cinéma : 9 décembre 2009 19169882
Réalisé par Patrice Chéreau Avec Romain Duris, Charlotte Gainsbourg, Jean-Hugues Anglade, Alex Descas, Gilles Cohen, Michel Duchaussoy, Tsilla Chelton, Mika Tard, Yannick Soulier, Hiam Abbass...
Long-métrage français. Genre : Drame
Durée : 1h40 min. Année de production : 2008

    Daniel, 35 ans, est un homme très occupé mais solitaire. Cette existence est pimentée par la liaison mouvementée qu'il entretient avec Sonia, une femme qui lui inspire à la fois amour et dégoût, mais dont il ne peut se passer. Un jour, un homme, qui semble venu de nulle part, fait irruption dans son appartement. Les visites de cet inconnu se font de plus en plus nombreuses, allant jusqu'à mettre en péril la relation de Daniel avec Sonia. Lorsque celle-ci décide de le quitter, il se retrouve face à de nombreuses questions : Qui est cet inconnu ? Pourquoi le persécute-t-il ? Tout cela a-t-il un sens ?

"Persécution", c'est romain Duris qui persécute sa compagne, Charlotte Gainsbourg mais qui est lui aussi persécuté par un homme qui l'aime. Jusque là rien de très compliqué. Mais justement, après avoir vu le film ce n'est pas la réflexion qu'on se fait, au contraire, on a plutôt rien compris du tout. Ecrit comme ça, ça paraît simple mais allez savoir pourquoi le réalisateur a voulu compliquer les chose et a réalisé un film extrêmement étrange qui perd le spectateur plus qu'autre chose. Patrice Chéreau a certainement voulu raconté l'histoire d'un homme quelque peu dérangé qui ne sait plus trop où il en est mais finalement c'est nous, publique, qui ne savons plus trop où lui, le réalisateur, veut en venir. Il emprunte une multitude de chemins différents sans trop savoir quelles histoire il veut mettre en avant ou ce qu'il veut dire. Le moins que l'on puisse dire c'est que c'est confus. Toutefois, il est fort possible que là soit le désir de Patrice Chéreau et on ne peut pas lui en vouloir non plus car Gainsbourg et Duris sont tout deux très bon et la réalisation est loin d'être superflue.

Lucas Charrier

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Rapt ☆☆☆

Date de sortie cinéma : 18 novembre 2009 19182590

Réalisé par Lucas Belvaux Avec Yvan Attal, Anne Consigny, André Marcon, Anne Consigny, Françoise Fabian...


Long-métrage français. Genre : Drame, Thriller

Durée : 2h05 min. Année de production : 2008

    Homme d'industrie et de pouvoir, Stanislas Graff est enlevé un matin comme les autres devant son immeuble par un commando de truands. Commence alors un calvaire qui durera plusieurs semaines. Coupé du monde, ne recevant que des bribes d'informations par ses geôliers, Graff ne comprend pas que personne ne veuille payer la somme qui le délivrerait.
Au-dehors, son monde se fissure au fur et à mesure de la révélation de sa personnalité. Tout ce qu'il avait réussi à garder d'intimité, son jardin secret, est révélé à sa famille par l'enquête de police ou celle de la presse.

    Si le film marche à 90% il reste quand même 10% d'incertitude. 90% car l'intrigue est puissante est fait son petit effet sur le spectateur, car le réalisateur manie l'art du suspens, car Yvan Attal est plus qu'excellent, il est bluffant, mais 10% car on peut malheureusement observé et affirmer sans aucun doute que le point faible de Lucas Balvaux est la direction des acteurs ou alors plus simplement ses acteurs (mis a part Y. Attal). Sans ça, le film fonctionnerait peut- être mieux. En outre nous pouvons voir des scènes belles et poignantes notamment celle du repas de famille vers la fin du film, dans laquelle Yvan Attal nous offre un  petit aperçu de son talent.

Lucas Charrier

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dimanche 18 octobre 2009

Lucky Luke ☆☆☆

Date de sortie :  21 Octobre 2009  19168743_w434_h_q80
Réalisé par James Huth
Avec Jean Dujardin, Michaël Youn, Sylvie Testud, Daniel Prévost, Alexandra Lamy, Melvil Poupaud, André Oumansky, Jean-François Balmer, Bruno Salomone...    
Durée : 1h 44min.

Le site officiel

Au cours de sa mission à Daisy Town, la ville qui l'a vu grandir, Lucky Luke, "l'homme qui tire plus vite que son ombre", va croiser Billy The Kid, Calamity Jane, Pat Poker, Jesse James et Belle...

    Venant du réalisateur de "Brice de Nice" et "Hellphone" James Huth, on pouvait facilement s'attendre à pire. Or, même si le scénario laisse à désirer, le 19168744_w434_h_q80film dans son ensemble est correct grâce à une esthétique intéressante et très soignée.  Les acteurs quant à eux sont plus là pour décorer qu'autre chose puisque le seuls fois où ils sont sensés être drôle ça ne fonctionne pas vraiment et on ne peut pas dire que les dialogues soient envahissants. Toutefois il est vrai qu'ils restent justes et n'en font pas trop non plus (étonnant venant de Michaël Youn) pour coller au mieux à leur personnage et à l'univers de Goscinny. Et si on se demande si son univers est respecté, je dirais qu'il ne l'est pas totalement mais que James Huth se l'est aussi approprié pour en plus d'une comédie faire un bon Western. Sans trop insister dans l'aspect comique, Huth réalise en fait une retranscription moitié sèrieuse, moitié comique des aventures de Lucky Luke. Evidemment il n'égale pas "Astérix et Obélix mission Cléôpatre" mais en même temps on se demande comment cela serait possible et si ça l'est toujours. 19175373_w434_h_q80
    Finalement ce n'est ni enchaînement de gags stupides et gamins auquel on assiste ni un enchaînement de gags tout court, mais plutôt à un film qui offre une qualité visuelle étonnante et nouvelle. James Huth ne prend plus le risque de foncer tête baissée dans la comédie mais prend plus le temps de poser sa caméra sans se risquer, même si certains gags sont19175358_w434_h_q80 franchement réussis , de se perdre dans un scénario qui de toute façon ne tenait pas totalement la route.
    Il sauve donc Lucky Luke d'un possible ratage en soignant à fond l'image et en survolant le genre comique qui il faut bien le dire, ne maîtrise pas à 100% même avec de bons acteurs dont il ne sait souvent pas utiliser toutes les ressources.

Lucas Charrier

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mercredi 7 octobre 2009

Hôtel Woodstock (Taking Woodstock) ☆☆☆

Date de sortie :  23 Septembre 2009 19090882_w434_h_q80
Réalisé par Ang Lee
Avec Emile Hirsch, Demetri Martin, Liev Schreiber, Imelda Staunton, Jeffrey Dean Morgan, Henry Goodman, Eugene Levy, Max Yasgur, Paul Dano, Dan Fogler, Mamie Gummer, Michael Zegen...
Durée : 2h.
Titre original : Taking Woodstock

    1969. Elliot, décorateur d'intérieur à Greenwich Village, traverse une mauvaise passe et doit retourner vivre chez ses parents, dans le nord de l'État de New York, où il tente de reprendre en mains la gestion de leur motel délabré. Menacé de saisie, le père d'Elliot veut incendier le bâtiment sans même en avoir payé l'assurance alors qu'Elliot se demande encore comment il va enfin pouvoir annoncer qu'il est gay... Alors que la situation est tout simplement catastrophique, il apprend qu'une bourgade voisine refuse finalement d'accueillir un festival de musique hippie. Voyant là une opportunité inespérée, Elliot appelle les producteurs. Trois semaines plus tard, 500 000 personnes envahissent le champ de son voisin et Elliot se retrouve embarqué dans l'aventure qui va changer pour toujours sa vie et celle de toute une génération.

     Etant à ma connaissance une des rares personnes a avoir moyennement aimé "Brokeback Mountain" film19104130_w434_h_q80 lent, sans grand intérêt et plutôt plat (mais c'est vrai que pour les américains un film sur l'homosexualité, comme c'est pas très courant, c'est exceptionnel, le genre de film qu'on sait déjà qu'il va plaire, même le réalisateur le fait en le sachant) je partais donc de cette première idée de Ang  Lee (Ah non mince, il y a aussi Hulk numéro 1. Mais il ne vaut mieux pas en parler) ce n'est pas sans une certaine curiosité que j'allais voir "Hôtel Woodstock ". Tout d' abord à cause du réalisateur mais aussi pour son sujet qui comme son titre l'indique traite (d'une infime partie) du mythique festival Woodstok. Evidemment je connaissais de nom mais je ne m'étais encore jamais vraiment penché sur la question.
    Et si comme avec "Brokeback Mountain" je me suis retrouvé face à un film bien américanisé comme il faut ce serait de mauvaise foie que de tenter de vous prouver que je19105923_w434_h_q80 n'ai pas aimé ni passé un bon moment car, ce n'est pas le cas. Si vous passez outres quelques clichés tel que la mère rustre avare et odieuse il apparaît clairement que "Hôtel Woodstock" est un bon film. Ni un chef d'oeuvre ni un navet, ni tout à fait entre les deux, juste un bon film. Parfois drôle et parfois envoûtant, ou plutôt, hallucinant (cf la scène extra du WW) Ang Lee nous emporte dans un autre Woodstock, celui d'Elliot jeune paysan d'habitude coincé qui va petit à petit vivre sa vie à fond de fond, pour le plus grand bonheur de certains et le plus grand malheur de sa mère. Il est vrai que l'on ne voit pas la scène mythique, le groupes mythiques, ni que l'on entend des musique mythiques des groupes mythiques passés au festival mythique, mais après tout, c'est peut-être ça qui fait le caractère et l'originalité de ce film que je qualifierais de distrayant et d'agréable.
    La virée dans le monde Hippie, dans le monde où fête et concert riment avec cocaïne, LSD, SVP..., bref, "Sexe, Drogue & Rock'n Roll" n'est pas tout à fait au rendez-vous (quoique), mais après tout on ne va pas voir "Hôtel Woodstock" pour voir un documentaire, donc c'est aussi bien comme ça.

Lucas charrier

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dimanche 20 septembre 2009

District 9 ☆☆☆

Un film de Neill Blomkamp19119466
Avec Sharlto Copley...
1h50 - 2009

Ça fait maintenant 20 ans que les aliens sont sur Terre. Ni pour une quelconque invasion, ni même un paix intergalacticoplanéterospatiale, seulement parce que le vaisseau est en panne. Et étonnamment, le vaisseau ne c'est même pas arrêté au dessus de New York/Los Angeles/Le Pentagone/Miami (Rayez la mention inutile), mais au dessus de Johannesburg, capitale de l'Afrique du Sud. Et depuis 20 ans, les aliens sont victimes du racisme des humains envers eux : Parqués dans le fameux District 9, un immense bidonville où se cotoient aliens et trafiquants en tout genre, ils attendent de l'aide pour faire redémarrer le vaisseau mère. Pendant ce temps, le MNU, une entreprise chargé de la surveillance des "crevettes", décide de déporter les intrus dans le District 10, le 9 devenant trop dangereux pour les populations vivant aux alentours. Le problème, c'est que les aliens, pour qu'ils partent du District 9, ils doivent signer une décharge comme quoi ils sont d'accord. Et ça, c'est Wikus van der Merwe qui s'y colle. Rapidement, la situation déborde et Wikus est atteint au visage par un étrange "fluide" noir...
Film ovni (haha), District 9 est vraiment déroutant. Tourné sous forme de faux19155284_w434_h_q80 documentaire, il commence vraiment fort avec moult documents d'archives troublant de réalisme : Témoignages, vidéos de surveillance, images amateurs, le tout compilé pour donner au spectateur l'impression saisissante que (Flash Spécial : la page c'est fermée accidentellement, j'ai donc perdu une partie de ce que j'avais écrit, maintenant, si ce que vous lisez est nul, j'aurais une excuse).
Je disais donc : Le spectateur finit donc par avoir l'impression que le District 9 existe réellement, ce qui est plutôt une bonne chose, car l'immersion dans l'univers du film est complète.
Mais subitement, le film dégénère. Le faux documentaire génial 44090909_pfait place au film d'action-bourrin-explosif-VinDieselien où les militaires tirent partout en lançant des répliques du feu de Dieu ("Vient voir Papa !" dit-il brandissant sa sulfateuse), et les aliens répliquent avec des armes technologiques très puissantes. Bref, tout ça pour dire que l'ambiance du début du film est complètement gâchée par les 30 dernières minutes. Sinon, les acteurs sont plutôt décevant dans l'ensemble (spéciale dédicace au commando de oufs malades), si ce n'est que les aliens jouent plutôt bien, elles.
Voilà, encore un film qui aurait pu être une excellente surprise, mais qui retombe dans le film cliché américain : Le héros anti-alien qui finit par comprendre leur cause et se battre à leurs côté ; les militaires méchants parce qu'en fait, ils ont pas compris que les aliens avaient un bon fond; et l'happy end, forcément...

Paul Poitrenaud

District 919149593_w434_h_q80

☆ Le site officiel
Date de sortie :  16 Septembre 2009
Réalisé par Neill Blomkamp
Avec Sharlto Copley, David James (II), Jason Cope...
Film néo-zélandais, américain.
Genre : Science fiction
Durée : 1h 50min.
Année de production : 2009

    Quand "District 9" est sortit, nous nous sommes tous écrié : Enfin ! Enfin un film d'extraterrestre originale. Quand le film a commencé je me suis dit : Chouette, ça commence bien. Le genre faux documentaire fonctionne, le montage est bon, les images et les cadrages sont cool, tout comme les aliens, et les acteurs passent inaperçu, car c'est bien ce qu'il faut évidemment si on veut que le docu-fiction réussisse.
    Puis, et c'est là que tout dérape, le documentaire s'est estompé, il a soudainement disparu pour laisser 19119475_w434_h_q80place à une caméra omnisciente et donc à un tout autre genre purement fictionnel. Donc par la même occasion ce qui faisait du film le pourquoi on y était allez s'est échappé. Pour couronné le tout le scénario a totalement viré au film américain de base avec les bons sentiments du héros, le héros à la base plutôt gentil devient un guerrier et le général de l'armée est indestructible. Sans oublier les bonnes vieilles répliques à la con comme : "Viens voire papa !".
    Et ce n'est que vers la fin que l'on retrouve le documentaire, pour nous quitter. Fin qui à mon sens est ce qui pouvait se faire de mieux pour un petit peu "sauver" ce "District 9" qui s'est un moment perdu dans un fouillis de clichés peinant ainsi à trouver de la régularité mais qui heureusement a repris son souffle et nous quitte en beauté sur une touche poétique. 19155280_w434_h_q80
    Une question persiste donc : Pourquoi ne pas avoir suivit tout le long du film l'idée de départ et l'avoir développé comme le début l'avait été ? Pourquoi ne pas avoir persisté dans le docu-fiction ? Quitte à faire de Wikus une ordure totale jusqu'au bout, quitte à ce qu'il ne pense qu'à sa gueule jusqu'au bout, quitte à ce qu'il haïssent les Aliens jusqu'au bout, quitte à ce qu'il les trahisse, que le héros-crevette se fasse démolir.
    Quand bien même vous faites une allégorie SF du racisme et de la connerie humaine intéressante (et Dieu sait qu'il y en a), ayez au moins je vous prie la présence d'esprit de ne pas tomber dans le piège du blockbuster.

Lucas Charrier

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lundi 7 septembre 2009

Aide toi le ciel t'aidera ☆☆☆

Date de sortie : 26 Novembre 2008.18943538_w434_h_q80
Réalisé par François Dupeyron
Avec Felicite Wouassi, Claude Rich, Elisabeth Oppong...
Film français. Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 32min. Année de production : 2008
Distribué par ARP Sélection

    Sonia, mariée, quatre enfants, est aide familiale dans sa cité. Le jour où elle marie sa fille, le ciel lui tombe sur la tête. Robert, son voisin de palier octogénaire, est son seul recours. Plus blanc que lui, difficile de trouver. Plus serviable non plus, d'ailleurs... Mais dans la vie rien n'est gratuit. Sauf le hasard, si on sait en profiter. Aide-toi, le ciel t'aidera...

    Ayant écrit une petite dizaine d'article à la chaîne et n'ayant plus aucune idée d'une quelconque phrase bien vue, qui sorte de l'ordinaire et qui collerait parfaitement à ma perception du film de François Dupeyron je me contenterais de dire ceci : On passe un bon moment, c'est bien fait, bien joué et réalisé mais je ne le reverrais pas des dizaines de fois, même une deuxième fois à vrai dire. Pourquoi ? Parce que c'est bien, mais sans plus. Pourquoi ? Je n'en sais rien à vrai dire. Certainement parce que je n'accroche pas vraiment à ce genre de films, voilà tout. 

Lucas Charrier

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Rien de personnel ☆☆☆☆

Date de sortie : 16 Septembre 200919143158_w434_h_q80
Réalisé par Mathias Gokalp
Avec Jean-Pierre Darroussin, Denis Podalydès, Mélanie Doutey...
Film français. Genre : Drame
Durée : 1h 31min. Année de production : 2008
Distribué par Rezo Films

La société Muller organise une réception à l'occasion du lancement d'un nouveau produit. Au cours de la soirée, on découvre qu'il s'agit en réalité d'un exercice de coaching pour les cadres de l'entreprise. Progressivement, les rumeurs sur le rachat prochain de la société vont bon train et chacun se retrouve à tenter de sauver sa place.

    Pour cet article je dois bien avouer que je suis un peu... Comment dire... Confus. Voilà, confus. Confus car "Rien de personnel" est le troisième  film que je voyais de la journée et malheureusement celui où je me suis un peu laisser aller. C'est à dire celui où j'ai somnoler ou du moins suivit d'un oeil distant. Sans pour autant que le film soit ennuyeux ou contemplatif. Juste une histoire de fatigue.
    Sinon, plus sérieusement, "Rien de personnel" sort de l'ordinaire grâce a un huit clos mais aussi à son humour noir et sarcastique superbement interprété par un Daroussin qui colle mieux que jamais à son personnage et à toute une clique d'acteur français (ou belges) toujours aussi talentueux (notamment le couple Breitman/Lanners). Le tout sur un fond politique et économique plutôt, voire même, beaucoup d'actualité monté à la Gus Vant Sant, c'est à dire que la même soirée est montrée par différent points de vues. Ce qui donne aussi de l'épaisseur au récit.
    Le film a ainsi reçu le Prix Magellis du Festival. Largement mérité.

Lucas charrier

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