Clap le journal du cinéma

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jeudi 29 octobre 2009

Journal d'un Clapman au festival du cinéma de Auch

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Premier jour :

Arrivée en bus avec toute la section audiovisuelle du lycée Bagatelle à Auch vers 10 heure. 11h : tout le monde s'empresse aux portes du cinéma "ciné 32 Alsace 1" pour "The good heart" un film de Dagur Kari. Malheureusement en arrivant au guichet on nous annonce que la salle est pleine à l'exception de quelques places. Fort heureusement pour moi, je me faufile tend mon passe avec insistance et me retrouve soudain avec une jolie petite place rose dans la main, la première des huit du festival. Mais l'aventure ne s'arrête pas là puisque quelques minutes après que je me soit installé confortablement sur ma place au premier rang, qui voilà qui arrive ? Paul Poitrenaud en personne. Il me raconte son aventure extraordinaire : "Ils ont annoncé qu'il n'y avait plus de places. Tout le monde est partit mais non, moi je persistais, je suis resté, je ne pouvais pas me faire à l'idée de ne pas voir ce flim. Et mes efforts se sont vu récompensés puisque j'ai obtenue une place" (Ceci n'était pas une vraie citation, juste une pure invention de ma part pour donner de étayer mon récit). Nous avons donc passé 1h 35 assis au premier rang la tête tordue à bouger toutes les 20 secondes pour être dans la meilleur position possible car je ne vous cacherais pas que nous n'étions pas très à l'aise. Puis nous nous dirigeons joyeusement vers un supermarché dont nous tairons le nom pour nous acheter un bon sandwich d'autoroute dont il est inutile de dire le nom tout comme de le taire car vous voyez exactement de quel fameux sandwich je veux parler. Ensuite nous nous re-rendons dans le même cinéma à 14h pour "Une vie toute neuve" premier film de Ounie Lecomte. Fin du film : à peine les portes de sortie ouverte et le petit crie de surprise de "l'ouvreuse de porte" ne sachant pas que nous étions derrière elle poussé, nous courrons cheveux aux vents pour nous rendre quelques mètres plus loin aux cinéma "Ciné 32 Lafayette 1" ou nous attendrons finalement plus d'une heure pour être assis, je vous le donne en mille, au premier rang. Comme c'est chouette d'être pris pour des cons. Arrive donc le passage coup de gueule du texte : Si vous êtes jeunes, si vous aimez le cinéma et si vous voulez allé au Festival de Auch, un conseil : soyez vieux. Car oui, le jeune n'est pas le bienvenu à Auch. Le jeune effraie et surtout le jeune aux cheveux longs. Le jeune, bien qu'un spectateur comme un autre, doit se mettre au premier rang. Au cinéma, normalement, je dis bien normalement, on ne fait pas la distinction d'âge entre chaque spectateur puisque tout le monde voit le même film et tout le monde fait la queue, tout le monde attend serré entre des imbéciles des "Arènes" (attention je ne dis pas que tous les lycéens des Arènes sont idiots mais ceux à qui nous avons eu affaire ne faisaient pas semblant de l'être) qui parlaient forts et se disaient "professionnels" et de futurs grand réalisateurs, et des vieux qui poussent. Mais aux personnes âgées on leur dit rien à elles, non on préfère engueuler le jeune. Bref... Fin de gueulante.

Nous sommes donc entré dans la salle pour voir Rapt à 16h 30, de Lucas Belvaux, en présence du réalisateur. Mais à la fin du film, pas le temps de s'attarder, nous devons, ou plutôt JE dois monter jusqu'au théâtre en un rien de temps, puisque Mr Poitrenaud m'abandonna, pour "A l'origine" (à 19h 30) de Xavier Xiannoli en présence du réalisateur. Et ce serait dommage de rater ça. Heureusement pour moi j'avais rencontré une personne, que nous appellerons Nathalie pour préserver son anonymat, qui travail au cinéma Le Regent de Saint Gaudens dont l'ami m'a gentiment proposée de m'amener en ville en voiture. Nous partons donc Nathalie, son amie, Thomas, mon professeur d'audiovisuel, et moi dans la voiture de l'amie de nathalie la dame qui travail au cinéma Le Regent, le cinéma de ma ville Saint Gaudens. Arrivé au théâtre, c'est la cohue, les gens s'insultent, se battent, se jettent des pierres, se sautent les uns sur les autres pour essayer de passer le premier, se tirent les cheveux... Et font la queue bien gentiment. Pour changer les scolaires sont placés dans les gradins du théâtre, sur des bancs sans dossiers. Youpi !!! A la fin du film le réalisateur parle de son film au publique accompagné de Jean Douchet. Après environ 2 heures et demi assis sur des banquettes je sors du théâtre et aborde Mr Xiannoli pour lui donner ma carte. Après un bref échange il repart, quant à moi, je re-rentre pour "Les chats persans" (à 22h 45) un film de Bahman Ghobadi sur la musique iranienne.
Et c'est vers 12h 30 que nous rentrons exténué d'une dure journée pleines d'images et de rêves (Oh le lourd !) dans un internat à quelques kilomètres de là.
Endormi à 4 heure, levé à 7 heure. Dur, dur.
Nous remontons tant bien que mal les côtes abruptes de Auch, que dis-je, nous les arpentons luttant contre le sommeil. A 9h 15 nous sommes de nouveau au théâtre  où nous passerons toute là journée, pour le premier film de la journée : "Persécution" un film de Patrice Chéreau. Ensuite, Puis, Après, (comme vous voulez, j'ai plus d'idées) je déambule dans les rues de Auch et m'arrête dans une sympathique librairie du nom de "Migou café". Nous mangeons ensuite tous ensemble mais ne devons en aucun cas traîner car cette erreur nous serait fatale. Nous pourrions louper un des événements du festival, je veux bien entendu parler de "Tetro" le nouveau Coppola (diffusé à 14h). Fin du film, me revoilà repartit à faire la queue pour le très attendu Alain Resnais "Les herbes folles" (à 16h 45). Dernier film du festival, mal assis mais très beau film.
Retour à l'internat. On récupère nos affaire et on repart. Deux jours bien remplis qui n'ont fait qu'emplifier ma passion pour le cinéma. Vivement l'année prochaine.

Lucas Charrier

Remerciements : Thomas, Nathalie et son amie, le Lycée Bagatelle et Mr Xiannoli pour sa gentillesse.

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lundi 7 septembre 2009

Journal d'un "Clapman" au Festival du Film Francophone d'Angoulême.

IMG_9728 1er jour : Mercredi 26 Août : Départ en bus 7h 45 arrivée à Angoulême 8h 45. Remise du passe pour 20 films et des invitations à quelques avants-

premières. Puis balade dans Angoulême et organisation du reste de la semaine. Repos avant le film d'ouverture "Mademoiselle Chambon".
Projection du film initialement prévue à 20h 30. Et c'est après une heure d'attente dans une salle surchauffée sinon non climatisée, quelques sifflements, des petits scandales, quelques passages de Dominique Besnehard, Vincent Lindon, Aure Atika, Sandrine Kiberlain et Stéphane Brizé, un super discours de Vincent Lindon qui a calmé tout le monde (la classe le vinvin) que le film peut enfin débuté (Voir critique). 
    Résultat : 1 heure d'attente pour ça ? Cela en valait-il vraiment la peine ?

2ièm jour : Jeudi 27 Août : Je commence ma journée de "Clapman" avec "Donne moi la main" à 14 heure. Il faut quand même que je vous dise ce

qui m'a poussé dans la salle. Il y a de cela quelques mois, se trouvait au dos du magazine "Brazil, le cinéma sans concessions" (pour moi le must en matière de magazine de cinéma) l'affiche intrigante de "Donne moi la main". Et c'est donc en ce merveilleux mois d'Août que je découvrais le film, présenté auparavant par le réalisateur par téléphone en mode haut parleur et par deux acteurs, eux bien présents en chair et en os dont Joël Pyrène ou Achille de "Nos jours heureux", et que je sortais déçu, et que j'écrivais une critique que vous pouvez lire ci-après. Je me rend ensuite dans la galerie du champ de mars pour assister à l'émission de France Inter en direct à 18h 00 dont les invités sont les suivants : V.Lindon, S.Marceau, C.Lambert, D.Besnehard, S.Brizé et S.Kiberlain. Comme vous pouvez le constater sur les photos la foule était au rendez-vous, vous imaginez donc combien il était difficile de photographier les stars en se faufilant entre fans de tout genre, de les bousculer (de les insulter aussi accessoirement,) de se mettre sur la pointe des pieds, de lever le bras et de photographier à tout bout de champs dans le vague espoir qu'il en résulte une image potable.
    Je me dépêche ensuite pour arriver à l'heure non pas de la séance de "L'homme de chevet" mais pour arriver à temps pour faire la queue pour "L'homme de chevet" et pouvoir trouver une place libre. Mission accomplie puisque je me retrouve quelques minutes plus tard le cul dans mon siège face aux deux acteurs du film et au réalisateur et enfin face à un film (voir critique ci-après) . Car oui, je suis bel et bien venu voir un film, pas Sophie Marceau comme malheureusement beaucoup de gens. Mais au final le meilleur moment de la soirée aura peut-être était de voir Soso "en vraie". Car même si on se dit que les acteurs on s'en fiche un peu on est quand même fier de rentrer chez soi et de dire : "Je l'ai vu en vrai". En fait non, le meilleur moment de la soirée aura été de rencontrer par hasard toute l'équipe de "No pasaran" (Voir le dossier sur "No pasaran", la critique et l'album photo) à la sortie de "L' homme..." venue présenter le film à Angoulême. Je passe un moment génial à discuter avec l'équipe et je serre la main, excusez du peu, à Murray head et à Bernard Blancan.

3ièm jour : Vendredi 28 : C'est après une bonne nuit de sommeil que je ré-attaque plus en forme que jamais une bien bel journée de cinéma. 1h :

Le jeune acteur québécois de "C'est pas moi je le jure" nous présente son film avant la projection (Voir critique ci-après). 14h : "On dirait que...", là aussi présenté par la réalisatrice par téléphone (voir critique ci-après). 16h 30 : "Rien de personnel" (Voir critique ci-après).  19h : "Panique au village", présenté par le réalisateur, le co-scénariste et le producteur (Voir critique ci-après). Je termine enfin ma journée par un film présenté dans le cadre du Focus sur François Dupeyron, "Aide toi le ciel t'aidera", en plein air sur le champ de Mars, confortablement assis par terre, tous les transats Canal + étants occupés. Ce n'est donc pas la peine de vous dire que je suis tomber comme une masse dans mon lit après une telle journée (5 films). C'est dur la vie de festivalier.

4ièm jour : Samedi 29 : Aujourd'hui, journée tranquille. Je consacre ma matinée au repos et commence par "Un prophète" qui n'est certes pas présenté au festival mais tant qu'à faire, je

suis au cinéma, rien d'autre ne m' intéresse alors let's go (Voir critique ci-après). Maintenant diréction "ma campagne", la banlieue angoumoisine pour "Le vieil homme et l'enfant" (Voir critique ci-après), puis je reviens dans le centre, cette fois-ci en avance pour "Les vacances de mr Hulot en plein air", confortablement assis SUR LES FAMEUX TRANSATS CANAL + (Voir critique ci-après).

5ièm et dernier jour : Dimanche 30 : 11h 15, CIBDI : "Mourir d'aimer" un film de José Dayan avec Muriel Robin qui raconte l'histoire d'une relation

amoureuse entre un jeune Lycéen et sa professeur. J'arrive malheureusement trop tard et ne peut pas rentré. Mais je croise quand même Muriel Robin "en vrai", qui après que je lui ai donné la carte "Clapmag" (Oui car nous avons une carte. Ca vous embouche un coin !) me fait un clin d'oeil. Soudain, sans plus attendre, ma grand-mère (Oui j'ai une grand-mère. Ca vous embouche un coin !) me lance : "Et ben, elle est toujours dans son rôle, elle t'a fait de l'oeil".
    Puis arrive enfin un des moments le plus attendu du Festival : la remise des prix. Une heure d'attente plus tard, je me précipite aux balcons du théâtre pour avoir la meilleure place. Et c'est chose faite. Le présentateur arrive, il se lance dans un discours d'ouverture, puis appelle Jean-michel Bernard compositeur de Gondry, Chabrol, Dupeyron et Veber.

Le palmarès :

Valois du film : "C'est pas moi je le jure".
Valois de la mise en scène : "Panique au village"
Valois du meilleur acteur : Julien Courbey pour "Orpailleur".
Valois de la meilleure actrice : Jacky tavernier pour "L'absence".
Valois du public : "L'homme de chevet"
Valois Magellis : "Rien de personnel"

    Bilan de la cérémonie : Je suis d'accord pour le Valois du film, de la mise en scène et le Valois Magellis, je n'ai malheureusement vu ni "Orpailleur" ni "L'absence", par contre je peux crier haut et fort que je ne suis pas d'accord avec le Valois du public. Sinon la cérémonie n'était pas éxtraordinaire et on ne peut pas dire que le suspens fut à son comble. Heureusement que pour remettre le Valois du public la dame s'est trompée et a remis le Valois du film. Ca a fait rire tout le monde et remis un peu de piquants dans tant de seriosité et de morosité.
    20h 30 : De retour au CGR dans la salle spéciale des "invités" pour "L'affaire Farewell". Malheureusement Guillaume Canet n'est pas là mais le plus important me direz vous c'est que le réalisateur Christian Carion soit là ainsi que le producteur Christophe Rosignon (Voir critique ci-après).
A la fin de la projection C. Carion se trouve juste à la sortie de la salle. Je sors mon appareil photo, une carte "Clapmag" et me prépare psychologiquement à parler au réalisateur de "Joyeux Noël". Or, il se trouve que un quart d'heure plus tard j'étais encore en train d'attendre qu'il soit libre. Mais ce que vous ne savez pas c'est que pendant ces 15 minuscules petites minutes la pression est montée, montée, montée, jusqu'à ce que je puisse lui parler, enfin, bafouiller. Moi qui suis d'habitude plutôt à l'aise je me suis mis à dire n'importe quoi et à oublier que je voulais faire une photo. Heureusement que je me le suis fais rappeler par Mr Carion lui-même. Après quelques phrases entrecoupées de "heu..." et de "Gnnnn" je fis une photo au-dessus de la pancarte "Toilettes" du CGR et une fois la carte remise je partais en courant. Ne cherchais d'explications rationnelles à cet acte, il n'y en a pas, si ce n'est le stress.

6ièm jour : Lundi 1 Septembre : Départ en train à 7h 29. Fin du festival.

Remerciements :

Jean-Louis, Philippe, Isabelle, Simone, Bernadette, J-C et Valérie.

Lucas Charrier

Posté par clapmag à 10:32:00 - Festivals - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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