vendredi 30 octobre 2009
Le making of de "L'imaginarium du docteur Parnassus" le nouveau Terry Gilliam
jeudi 29 octobre 2009
Journal d'un Clapman au festival du cinéma de Auch
Premier jour :
Arrivée en bus avec toute la section audiovisuelle du lycée Bagatelle à Auch vers 10 heure. 11h : tout le monde s'empresse aux portes du cinéma "ciné 32 Alsace 1" pour "The good heart" un film de Dagur Kari. Malheureusement en arrivant au guichet on nous annonce que la salle est pleine à l'exception de quelques places. Fort heureusement pour moi, je me faufile tend mon passe avec insistance et me retrouve soudain avec une jolie petite place rose dans la main, la première des huit du festival. Mais l'aventure ne s'arrête pas là puisque quelques minutes après que je me soit installé confortablement sur ma place au premier rang, qui voilà qui arrive ? Paul Poitrenaud en personne. Il me raconte son aventure extraordinaire : "Ils ont annoncé qu'il n'y avait plus de places. Tout le monde est partit mais non, moi je persistais, je suis resté, je ne pouvais pas me faire à l'idée de ne pas voir ce flim. Et mes efforts se sont vu récompensés puisque j'ai obtenue une place" (Ceci n'était pas une vraie citation, juste une pure invention de ma part pour donner de étayer mon récit). Nous avons donc passé 1h 35 assis au premier rang la tête tordue à bouger toutes les 20 secondes pour être dans la meilleur position possible car je ne vous cacherais pas que nous n'étions pas très à l'aise. Puis nous nous dirigeons joyeusement vers un supermarché dont nous tairons le nom pour nous acheter un bon sandwich d'autoroute dont il est inutile de dire le nom tout comme de le taire car vous voyez exactement de quel fameux sandwich je veux parler. Ensuite nous nous re-rendons dans le même cinéma à 14h pour "Une vie toute neuve" premier film de Ounie Lecomte. Fin du film : à peine les portes de sortie ouverte et le petit crie de surprise de "l'ouvreuse de porte" ne sachant pas que nous étions derrière elle poussé, nous courrons cheveux aux vents pour nous rendre quelques mètres plus loin aux cinéma "Ciné 32 Lafayette 1" ou nous attendrons finalement plus d'une heure pour être assis, je vous le donne en mille, au premier rang. Comme c'est chouette d'être pris pour des cons. Arrive donc le passage coup de gueule du texte : Si vous êtes jeunes, si vous aimez le cinéma et si vous voulez allé au Festival de Auch, un conseil : soyez vieux. Car oui, le jeune n'est pas le bienvenu à Auch. Le jeune effraie et surtout le jeune aux cheveux longs. Le jeune, bien qu'un spectateur comme un autre, doit se mettre au premier rang. Au cinéma, normalement, je dis bien normalement, on ne fait pas la distinction d'âge entre chaque spectateur puisque tout le monde voit le même film et tout le monde fait la queue, tout le monde attend serré entre des imbéciles des "Arènes" (attention je ne dis pas que tous les lycéens des Arènes sont idiots mais ceux à qui nous avons eu affaire ne faisaient pas semblant de l'être) qui parlaient forts et se disaient "professionnels" et de futurs grand réalisateurs, et des vieux qui poussent. Mais aux personnes âgées on leur dit rien à elles, non on préfère engueuler le jeune. Bref... Fin de gueulante.
Nous sommes donc entré dans la salle pour voir Rapt à 16h 30, de Lucas Belvaux, en présence du réalisateur. Mais à la fin du film, pas le temps de s'attarder, nous devons, ou plutôt JE dois monter jusqu'au théâtre en un rien de temps, puisque Mr Poitrenaud m'abandonna, pour "A l'origine" (à 19h 30) de Xavier Xiannoli en présence du réalisateur. Et ce serait dommage de rater ça. Heureusement pour moi j'avais rencontré une personne, que nous appellerons Nathalie pour préserver son anonymat, qui travail au cinéma Le Regent de Saint Gaudens dont l'ami m'a gentiment proposée de m'amener en ville en voiture. Nous partons donc Nathalie, son amie, Thomas, mon professeur d'audiovisuel, et moi dans la voiture de l'amie de nathalie la dame qui travail au cinéma Le Regent, le cinéma de ma ville Saint Gaudens. Arrivé au théâtre, c'est la cohue, les gens s'insultent, se battent, se jettent des pierres, se sautent les uns sur les autres pour essayer de passer le premier, se tirent les cheveux... Et font la queue bien gentiment. Pour changer les scolaires sont placés dans les gradins du théâtre, sur des bancs sans dossiers. Youpi !!! A la fin du film le réalisateur parle de son film au publique accompagné de Jean Douchet. Après environ 2 heures et demi assis sur des banquettes je sors du théâtre et aborde Mr Xiannoli pour lui donner ma carte. Après un bref échange il repart, quant à moi, je re-rentre pour "Les chats persans" (à 22h 45) un film de Bahman Ghobadi sur la musique iranienne.
Et c'est vers 12h 30 que nous rentrons exténué d'une dure journée pleines d'images et de rêves (Oh le lourd !) dans un internat à quelques kilomètres de là.
Endormi à 4 heure, levé à 7 heure. Dur, dur.
Nous remontons tant bien que mal les côtes abruptes de Auch, que dis-je, nous les arpentons luttant contre le sommeil. A 9h 15 nous sommes de nouveau au théâtre où nous passerons toute là journée, pour le premier film de la journée : "Persécution" un film de Patrice Chéreau. Ensuite, Puis, Après, (comme vous voulez, j'ai plus d'idées) je déambule dans les rues de Auch et m'arrête dans une sympathique librairie du nom de "Migou café". Nous mangeons ensuite tous ensemble mais ne devons en aucun cas traîner car cette erreur nous serait fatale. Nous pourrions louper un des événements du festival, je veux bien entendu parler de "Tetro" le nouveau Coppola (diffusé à 14h). Fin du film, me revoilà repartit à faire la queue pour le très attendu Alain Resnais "Les herbes folles" (à 16h 45). Dernier film du festival, mal assis mais très beau film.
Retour à l'internat. On récupère nos affaire et on repart. Deux jours bien remplis qui n'ont fait qu'emplifier ma passion pour le cinéma. Vivement l'année prochaine.
Lucas Charrier
Remerciements : Thomas, Nathalie et son amie, le Lycée Bagatelle et Mr Xiannoli pour sa gentillesse.
The Good Heart ☆☆☆☆☆
Date de sortie cinéma : prochainement 
Réalisé par Dagur Kari Avec Paul Dano, Brian Cox, Isild Le Besco, Damian Young...
Long-métrage américain, islandais.
Genre : Drame
Durée : 1h35 min.
Année de production : 2008
Jacques, patron de bar, décide de prendre sous son aile Lucas, un jeune SDF. Sachant que ses jours sont comptés, Jacques, qui a été victime de
plusieurs crises cardiaques, demande à Lucas de s'occuper de l'établissement.
"The good heart" est à mon humble avis l'un des plus beaux films de l'année. Le scénario, pour le moins casse gueule est transcendé par une équipe d'acteur brillante menée par un tout aussi brillant réalisateur qui signe un film sombre mais puissant. Tout est beau : l'image, avec ce grain qui renforce l'ambiance sombre, l'histoire, l'amitié naissante entre un jeune SDF et un vieux con, l'histoire d'amour entre une jeune hôtesse de l'air et Lucas, le SDF, le début, le milieu et la fin... Bref un petit film aux allures de grand qui risque de passer malheureusement trop inaperçu car trop discret dans les médias.
Lucas Charrier
The Good Heart ☆☆☆☆☆
The Good Heart ☆☆☆☆☆
Tetro ☆☆☆☆
Date de sortie cinéma : 23 décembre 2009 
Réalisé par Francis Ford Coppola
Avec Vincent Gallo, Alden Ehrenreich, Maribel Verdu, Carmen Maura, Rodrigo De la Serna, Klaus Maria Brandauer, Mike Amigorena, Sofía Gala, Leticia Bredice...
Long-métrage américain, argentin.
Genre : Drame
Durée : 2h07 min. Année de production : 2009
Bernie, dix-sept ans, naïf et frais, arrive à Buenos Aires pour rechercher son frère aîné qui a disparu depuis plus de dix ans en jurant de ne plus jamais revoir sa famille. Cette famille d'Italiens immigrés s'était installée en Argentine, mais depuis le succès du père dominateur Carlo, chef d'orchestre reconnu, elle a déménagé à New York. Quand Bernie retrouve son frère Tetro, écrivain brillant et mélancolique, il n'est pas accueilli à bras ouverts.
Tetro le nouveau Coppola est certes un événement mais quand le distributeur français nous apprend qu'à Cannes Francis Ford Coppola, LE Francis Ford Coppola, réalisateur de Apocalypse Now, Le Parrain, j'en passe et des meilleurs, n'avait toujours pas de distributeurs en France, et, accrochez vous, qu'il finançait désormais ses films grâce à ses viticultures, cela vous laisse sur le cul. Mis a part ces détails pécuniaires "Tetro" est un très très beau film, je vous l'accorde, le noir et blanc est magnifique, l'histoire (un peu à la Almodovar) superbe, il passe du comique au tragique avec brio, les flasch-backs en couleurs et les acteurs extras, surtout Vincent gallo et sa gueule marquée et marquante, mais, ce qui moi me gêne ce sont tout d'abord les scènes de danse, qui viennent par ci par là s'ajouter au récit. Me gêne à cause de leur esthétique sombre et retouché par ordinateur. Il me semble qu'elles cassent toute la splendeur visuelle de ce bijoux cinématographique. Pourquoi rajouter sans raison des effets spéciaux à des décors alors que des décors faits mains voire totalement naturels seraient beaucoup plus efficaces. Ensuite l'aspect Kusturica, un peu foufou, ne m'a pas non plus emballé. Question de point de vu bien entendu.
Lucas Charrier
Tetro ☆☆☆☆
Les Herbes folles ☆☆☆☆☆
Date de sortie cinéma : 4 novembre 2009 
Réalisé par Alain Resnais Avec André Dussollier, Sabine Azéma, Emmanuelle Devos, Anne Consigny, Mathieu Amalric, Michel Vuillermoz, Roger Pierre, Sara Forestier, Nicolas, Duvauchelle, Emilie Jeauffroy...
Long-métrage français, italien.
Genre : Un peu de tout
Durée : 1h44 min. Année de production : 2008
Marguerite n'avait pas prévu qu'on lui volerait son sac à la sortie du magasin. Encore moins que le voleur jetterait le contenu dans un parking. Quant à Georges, s'il avait pu se douter, il ne se serait pas baissé pour le ramasser.
Bon sang que ça fait du bien de voir un vieux s'éclater autant au cinéma aujourd'hui. Alain Resnais, pilier du cinéma français, réalisateur culte fait ce que personne n'oserais faire surtout avec aussi grande réputation. C'est pas demain que Spielberg fera une comédie bizarre complètement déjantée. Si vous allez voir "Les herbes folles", et je vous le conseille, vous passerez un moment incomparable, vous verrez un "truc" que jamais vous n'avez vu auparavant, vous verrez un film incroyablement drôle, joyeux et beau tout simplement. Le duo Azema/Dussolier fonctionne plus que jamais, dans cette parodie de comédie romantique. Alain Resnais rajoute aussi des seconds rôles géniaux comme ceux de Mathieu Amlaric, Emmanuelle Devos et Anne Consigny mais aussi une voix off discrète mais pleine de sens et de drôlerie qui est celle d' Edouard Baer. Il est vrai qu'au début on a du mal à situer le genre du film : romance, comédie, drame... Et en fait on se rend assez vite compte qu'il est inclassable. Ce qui est plutôt génial en fait. C'est juste un assemblage de morceaux d'histoire, de morceaux de vie, de dialogues, de phrases, de blagues, de personnes qui s'assemblent, pour faire un film frais, léger, bizarre. Et quand j' entend certaines personnes dire que c'est, je cite, "mal filmé" il me vient des soudaines envies de meurtre. Car bien au contraire Resnais filme mieux que personne et réalise un travail sur l'image et les couleurs incroyable. Un coup de maître d'un grand homme qui n'a pas finit de nous surprendre.
Lucas Charrier
Les Herbes folles ☆☆☆☆☆
A l'origine ☆☆☆☆

Réalisé par Xavier Giannoli
Avec François Cluzet, Emmanuelle Devos, Gérard Depardieu, Vincent Rottiers, Brice Fournier, Roch Leibovici, Patrick Descamps, Thierry Godard, Stéphanie Sokolinski...
Durée : 2h10 min.
Philippe Miller est un escroc solitaire qui vit sur les routes. Un jour, il découvre par hasard un chantier d'autoroute abandonné, arrêté depuis des années par des écologistes qui voulaient sauver une colonie de scarabées. L'arrêt des travaux avait été une catastrophe économique pour les habitants de cette région. Philippe y voit la chance de réaliser sa plus belle escroquerie. Mais son mensonge va lui échapper.
Après le sublime "Quand j'étais chanteur", Xiannoli passe à un tout autre genre, une tout autre histoire mais toujours dans un style bien à lui puisqu'il réalise en plus d'un beau film, un film intense. Avec l'histoire de ce petit escroc c'est une histoire de personnes qu'il nous raconte, une histoire humaine, où les liens qui peuvent se créer entre certaines personnes vont changer la vie d'un homme à priori solitaire mais qui va apprendre à vivre avec les autres et qui petit à petit va avoir envie de se fixer et de vivre sa vie comme n'importe qui. Car c'est ce qui est beau dans "A l'origine", une personne à l'origine seule et un tant soit peu insensible va découvrir qu'il peut faire quelquechose de sa vie, qu'il peut aimer et être aimé, qu'il peut changer la vie des autres et qu'il peut changer. A l'origine ce n'était qu'une petite histoire d'escroquerie et c'est devenue une grande affaire d'autoroute. A l'origine il ne faisait ça que pour l'argent puis il l'a fait pour lui et pour les autres.
Comme toujours, Cluzet est saisissant, tout comme Devos ou encore les second rôles Vincent Rottiers et Stéphanie Sokolinski. Quant à Xiannoli, c'est bien simple sa réalisation vous prend et ne vous lâche plus du début à la fin, elle est belle, intense, très intense même, et même si il traîne parfois en longueur, l'ennuie n'a jamais le temps de s'installer car rien n'est en trop, chaque scène est nécessaire au bon déroulement de l'intrigue.
Lucas Charrier














