jeudi 30 juillet 2009
UP
samedi 25 juillet 2009
Public Enemies ☆☆☆
Avec Johnny Depp, Christian Bale, Marion Cotillard, Channing Tatum, Billy Crudup, Giovanni Ribisi, Stephen Dorff, Jason Clarke, Stephen Graham, David Wenham, Stephen Lang...
Durée : 2h 13min.
Basé sur l'histoire vraie de John Dillinger, un braqueur de banque hors pair qui a sévi à de nombreuses reprises dans l'Amérique des années 30. Avancé comme "l'ennemi public numéro 1" par le patron du FBI, John Edgar Hoover, Dillinger sera traqué sans relache par Melvin Purvis, l'un des agents fédéraux des plus efficaces.
Tourné avec de nouvelles caméras HD, "Public Enemies" offre un spectacle étonnant et plutôt plaisant même si l'image surprend un peu. Michael Mann bouleverse nos habitudes et nous fait rentrer dans un film de gangster à l'ancienne mais quand même très moderne. Bien qu'il ne fasse que survoler
avec trop de légèreté certains personnages et leur histoire, le spectateur ne reste pas indifférent au film en générale. Que ce soit au charme de la splendide Marion Cotillard que aux scènes d'action incroyablement palpitantes notamment grâce aux caméras qui rendent une impression de réelle pas mal du tout.
Quant à notre Marion Cotillard nationale, elle est tout simplement brillante, pour ce qui est de Johnny Depp, qui au passage à déclarer se sentir plus simple et normale grâce à son île. Je cite donc : "passer du temps sur mon île ("Little hall's pond cay" île achetée à 3, 5 millions de dollars en 2004) c'est ma façon de revenir à une vie normale" ou encore "et ce luxe rare qu'est la simplicité est soudainement accessible". Comme je te comprends Johnny. Moi aussi, quand je suis fatigué des voyages à travers
le monde en première classe, des hôtels je ne sais plus combien d'étoiles, et de toutes ces bêtises luxueuses et si superficielles j'aime me reposer sur mon île. Comme tout le monde me direz-vous. N'est ce pas ? Et bien je ne sais pas si c'est grâce à son île ou à Vanessa mais en tout cas son interprétation du fascinant J. Dillinger n'est pas extraordinaire mais crédible et efficace face au jeu sobre et puissant de Christian Bale.
Avec "Public Enemies" M. Mann signe le retour du bon polar américain à l'ancienne tout en réalisant une oeuvre originale, bien rythmée et mise en scène.
Les gangsters vont animer votre été.
Lucas Charrier
mardi 21 juillet 2009
Who's that Knocking at My Door ☆☆☆☆
Avec Harvey keitel, Michael Scala, Susan Wood, Harry Northrup, Catherine Scorsese, Martin Scorsese, Zina Bethune, Anne Collette, Lennard Kuras, Tsuai Yu-Lan, Saskia Holleman, Bill Minkin, Wendy Russell, Robert Uricola, Susan Wood, Marissa Mathes, Victor Magnotta, Paul DeBonde, Thomas Aiello...
Durée : 1h 30min.
Petite frappe du quartier italien de New York, J.R. décide de se poser pour épouser la femme qu'il aime. Il apprend que celle-ci a été violée quelque temps plus tôt et il ne peut en supporter l'idée.
Evidemment quand on va voir le premier film d'un des plus grand cinéaste américain on y va pas comme ça, les mains dans les poches, comme si on allait voir le dernier "Harry Potter" ou je ne sait quelle autre petit joueur américain. Non, on serait plutôt tenté de mettre son plus beau costume : noeud pap' et tout l'attirail cannois qui va avec. Mais là encore je dis non que diable ! Point trop n'en faut pour ce premier trait, cette ébauche des "Mean streets", "Taxi Driver",
"Le affranchis" et autres chef d'oeuvre ou encore des plus grand public mais tout aussi réussis "Aviator", "Casino" et "Les infiltrés".
Ce premier jet laissait en tout cas présager de bien belles séances de cinéma. Car même si on y rencontre quelques faiblesses, l'ensemble reste très correct. Le jeune Tintin de l'époque imposait déjà sa pâte et dans un style bien à lui signait une oeuvre personnelle et stylisée à souhait qui se rapproche beaucoup de "Mean streets" dans son genre. C'est à dire dans la façon de raconter et dans ce qu'il raconte mais aussi bien sûr dans la façon de montrer et de filmer. Ici comme dans "M.S" Scorsese tire le portrait d'un personnage (une petite racaille un peu paumée) , d'une vie ou d'un bout de vie sans détailler mais en décrivant le quotidien quitte à ennuyer. Mais peu importe, l'important étant de créer de belles scènes, drôle
s ou touchantes, et de montrer au spectateur des choses nouvelles et intéressantes. Parce que c'est ça qui vous plaira dans "Who's that Knocking at My Door", c'est que c'est une oeuvre d'art. Les images défilent et défilent mais ne racontent pas forcement directement. C'est plus pour le plaisir des yeux. Ce qui aujourd'hui, est beaucoup moins visible au cinéma. Scorsese n'avait pas peur, il était audacieux et privilégiait la création avant la narration ce qui de nos jours paraît impossible tant tous certains réalisateurs tiennent à donner une impression de réalité. Toutefois ils n'y parviennent pas toujours et c'est bien là que scorsese marque un point. Il prend le temps de raconter, il prend le temps de créer, il coupe l'histoire en plein milieu pour se laisser submerger par la beauté des images. La création prend le dessus mais l'histoire continue son chemein petit à petit jusqu'à la fin qu'on ne peut pas vraiment
appeler un dénouement. Comme dans la vie il n'y a pas forcement de début de milieu et de fin bien définit, les histoires sont brèves où longues mais on ne peut pas toujours les délimités, les rendre faciles à raconter pour tenir une personne en attente mais au final, avec du recul, on se rend compte qu'un évenement est passé. Sans s'en redre compte. Car au final de "Who's that Knocking at My Door" on se dit qu'on a vu un beau portrait et une belle histoire d'amour sans qu'il n'y ai pour autant eu de grande épopée à raconter. C'est juste, mais c'est beaucoup, l'histoire, d'un type, d'une rencontre et d'un amour.
Alors oui c'est long, parfois chiant, mais c'est beau. Et c'est du cinéma. Vous allez au cinéma pour voire de nouvelles choses pas des copies conformes d'autres films, vous allez au cinéma pour voire une oeuvre d'art. Car le cinéma c'est ça, de l'art, le septième. Le cinéma c'est bien quand on
nous raconte des choses mais c'est aussi bien quand on nous les racontes en images. Je ne dis pas qu'on nous les montres, qu'on nous les raconte. Qu'on ne nous dis pas tout. Il faut savoir allier la narration à la création et bien doser tout en gardant un certain rythme pour que le film reste agréable quand même. Ben vi le cinéma c'est pour faire plaisir aussi. Et vi vi vi.
Tout ça est bien complexe, il faut savoir trouver le juste milieu, et même si Scorsese ne l'a pas atteint dans son premier film, il a par la suite bien évidemment progresser et atteint l'objectif.
Alors allez y. Vous reconnaîtrez facilement le vieux Tintin. Toujours de belles images, toujours le même milieu et toujours de belles histoires filmées avec justesse... Bref, vous assisterais à la naissance d'un grand.
Lucas Charrier
lundi 20 juillet 2009
Harry Potter et le Prince de sang mêlé ☆☆☆☆
Avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson, Bonnie Wright, Evanna Lynch, Jessie Cave, Jim Broadbent, Michael Gambon, Helena Bonham Carter, Helen McCrory, Tom Felton, Robbie Coltrane, Alan Rickman, Maggie Smith, Warwick Davis, David Bradley, Hero Fiennes Tiffin, Frank Dillane, Ralph Fiennes, Julie Walters, Mark Williams, James Phelps, Oliver Phelps
Durée : 2h 32min.
L'étau démoniaque de Voldemort se resserre sur l'univers des Moldus et le monde de la sorcellerie. Poudlard a cessé d'être un havre de paix, le danger rode au coeur du château... Mais Dumbledore est plus décidé que jamais à préparer Harry à son combat final, désormais imminent. Ensemble, le vieux maître et le jeune sorcier vont tenter de percer à jour les défenses de Voldemort. Pour les aider dans cette délicate entreprise, Dumbledore va relancer et manipuler son ancien collègue, le Professeur Horace Slughorn, qu'il croit en possession d'informations vitales sur le jeune Voldemort. Mais un autre "mal" hante cette année les étudiants : L'amour est dans tous les coeurs. Lavande s'est jettée sur Ron, Harry et Genny sont de plus en plus proches et Hermione souffre secrètement d'un amour qu'elle n'avoue pas tout à fait. Mais un étudiant reste
étrangement sourd à son appel. Dans l'ombre, il poursuit avec acharnement un but aussi mystérieux qu'inquiétant... jusqu'à l'inévitable tragédie qui bouleversera à jamais Poudlard...
Avec ce nouveau volet de la mythique adaptation ciné des mythiques romans "Harry Potter" David Yates réalise peut être un des meilleurs film de la saga. Il pose clairement l'aspect sombre esquissé par les précédents et nous offre un spectacle visuel magnifique. Y a pas à dire il sont fort ces français. Bravo mister le chef op de J-P Jeunet (Amélie poulain, Un long dimanche de fiançailles) je veux bien sûre parler de Bruno Delbonnel.
Mais toutefois il manque quelque chose. Comme tout les petits détails sympathiques des précédents. Comme Hagrid qui est mis de côté et toutes ces petites
bricoles magiques par exemple. Et plus de simplicité, de naturel. Pourquoi toujours chercher à faire compliqué, à faire "classe" à tout prix pour faire rêver et pour toucher alors qu'avec de simples choses beaucoup plus primaires on peut le faire puissance 10. Mais outre ces "détails" purement américains l'univers y gagne PARFOIS en maturité, je dis bien PARFOIS car nous ne parlerons pas des scènes romantiques qui frisent le ridicules et des mots magiques comme "Avacadavra" ou "Argrox" ou un truc comme ça. Parce qu'il me semble que ce genre de "détails" gamins et concon à souhait font tâches dans le décors.
Mais ne soyons pas pessimiste, tenez, regardez les acteurs ils sont franchement pas
mal : Rogue (Alan Rickman), Ermione (emma Watson), Dumbeldore (Michael Gambon, dont le personnage est vachement bien), Drago (Tom Felton), Professeur Horace (Jim Broadbent) , Genny (Bonnie Wright) , Ron (Rupert Grint), Harry (Daniel Radcliff), (quand il ne fait pas sa tête de merlan frie et ses fausses attitudes de timides), etc... Même si là aussi la VF prend le dessus sur le jeu des acteurs. Roo et puis zut, j'arrive pas à être optimiste. Désolé.
Mais allez y pour retrouver les personnages que vous connaissez et appréciez, pour le plaisir de les retrouver, allez y parce que l'histoire a bien avancée, allez y pour les images et allez y pour vous amusez. Voilà tout.
Lucas Charrier
Interview de Kyle Maclachlan
Interview de Kyle Maclachlan,
Interview (de et sur Allociné) de Kyle Maclachlan, le héros de la géniale série "Twin Peaks" de David Lynch. Mais c'est aussi, plus récemment, un des personnages principale des Femmes au foyer désespérées, je veux bien entendu parler de "Desesperate Houswifes". Mais si je poste cette vidéo c'est plus pour le personnage, son humour et ce qu'il dit à propos de David Lynch que pour son rôle dans "Desperate Housewives".
Je vous invite aussi à visiter le dossier consacré à l'acteur sur Allociné : Voire le dossier
Lucas Charrier
mardi 7 juillet 2009
Good Morning England
Découvrez The Kinks!
lundi 6 juillet 2009
☆☆☆☆☆ No pasaran : La conférence ☆☆☆☆☆
Après avoir été invité en tant que "journaliste" par le cinéma "Le regent" à l'avant première de "No pasaran" un
film de Emmanuel Caussé et Eric Martin en présence des deux réalisateurs, de l'actrice Elodie Navarre, du producteur Pierre Javaux et de l'attachée de presse Salina Bellon nous voilà assis autour d'une table ronde entouré de journaliste et de cinéastes. Voilà donc les preuves écrites de notre première conférence qui, il faut bien l'avouer, c'est déroulée dans une ambiance plutôt décontractée voire même assez drôle, mais on vous passera les détails. Par soucis professionnel et par respect pour certaines personnes présentes nous tairons certaines paroles et les laisserons là où elles furent dites. Maintenant que tout est dit je vous propose un petit retour sur cet événement du Mardi 23 Juin à 18h 30 jusqu'à environ 23h 00 la rencontre étant suivie de la projection du film et d'un buffet.
Pour les deux réalisateurs leur film 100 % midi-pyrenees n'est pas militant. Et ils s'en défendent. "No pasaran" est une comédie qui a du fond, qui traite d'un thème sérieux, d'un combat mais qui fait passer toutes ces choses de façon comique sans être "bof, franchouillard ou caricaturé". Et même si leur titre fait référence (voire plus que référence puisque au départ c'est un slogan) à des luttes militantes contre la construction de routes et donc la destruction des paysages, eux ne font que proposer un regard sur les choses, même si ils trouvent cette compétition de celui qui fera le plus de route idiote. "Ce transit n'aide pas forcément les habitants, surtout quand un camion rate son virage et déverse un produit toxique dans une vallée" déclare Eric Martin. En tout cas leur film n'est pas politique, même si la politique occupe une place importante dans la vie quotidienne. Non pour eux, leur film est un portrait d' être humain. Malgré tout ce n'est pas pour autant qu'ils bénéficièrent des aides régionales ou départementales. Au contraire aucune de ces autorisations ne fut débloquée pendant trois mois. En Ariège le sujet gêne c'est pourquoi ils n'eurent par exemple pas de protections pour tourner sur les routes. Pour Caussé "C'est hallucinant, même si c'est une comédie, elle gêne".
Mais les deux réalisateurs ont réussi à finir leur projet débuté en 2006 et aujourd'hui en 2009 ils sont fier de dire "Notre film existe". Et ce ne fut pas une mince affaire, de plus pour eux c'est leur première et dernière comédie la tâche étant trop difficile.
Mais voilà qu'arrive Elodie Navarre, l'héroïne du film oubliée à l'hôtel. Quand on lui demande de parler de son rôle elle répond : "Je joue une asocial qui se prend pour quelqu'un et qui se met en scène. C'est une artiste intéressée par elle-même. Puis elle rencontre Maxens et ne peut s'empêcher d'être touchée par la personne mais aussi par son combat. Elle décide donc de faire quelque chose d'incroyable pour l'aider. C'est une rencontre qui va la faire évoluée." Quant au tournage elle témoigne d'une bonne ambiance.
Mais revenons aux deux créateurs, aux passionnés de cinéma, aux fans de Sergio Leone qui le prouvent par l'affiche. En tant que cinéaste ils n'ont qu'un but : toucher tout le monde. Et pour mieux les comprendre, eux et leur film il est important de les questionner sur leur parcours professionnels.
Ils ont d'abord commencés par un court-métrage : Locked in Syndrome (Le Locked in Syndrome est une maladie qui entraîne une paralyse totale. Cette maladie a aussi donnée lieu à un film de Julian Schnabel "Le Scaphandre et le papillon") qui fut diffusé dans 13 féstivals aux Etats-Unis mais encore à Berlin ou à Huesca.
Ils continuent ensuite avec "Les lettres de la mer rouge" (Laurier Première oeuvre-"Prix Marcel Jullian" et Festival International du Film de Télévision Prix Coup de coeur du Jury du public), diffusée le 7 avril 2006 sur arte. Un long-métrage adapté du livre de Henri Monfreid sur son départ à Djibouti avec Arnaud Giovaninetti et Elodie Navarre co-produit par Pierre Javaux et Arte-France. La suite vous la connaissez puisque qu'ils enchaîneront avec "No pasaran" sauf pour Eric Martin qui lui réalisa avec Pierre Carles un documentaire sur Le professeur Choron le 7 Janvier 2009 (16 00 entrées). Il a fait lui les arts appliqués et a commencé sa carrière en tant que dessinateur satirique dans un fanzine, "ZOO" puis dans un autre, "Caniciule" où il travailla avec le professeur Choron. Il dessina ensuite pour d'autres journaux mais il ne supporta pas la censure et fut embauché au "Groeland" où il s'éclate toujours : "Nous sommes des fainéant".
Quant à Emmanuel Caussé il est toulousain et passionné de cinéma. Il a fait 3 ans à l'ESRA et a commencé en bas de l'échelle, de stagiaire régis, à régisseur adjoint, à régisseur générale jusqu'à la production c'est à dire la pub. Mais il a aussi beaucoup appris sur le tas. Selon lui le cinéma est une grande famille, on y entre par toutes les portes. Il suffit de beaucoup de temps et par conséquent de patience.
Clapmag : "La réalisation à deux ça se passe comment ?
Caussé et Martin : "Tout d'abord nous travaillons beaucoup le story-board pour être vraiment prêt sur le tournage et ensuite il est vrai que nous sommes très raccord. On assure ensemble, on alterne, on s'entraide et surtout on doute moins que si on était tout seul. On est plus forts à deux.
E.C : On est deux gentils pitbull (rire). Et il ne faut pas oublier de s'amuser. Car on s'éclate vraiment. C'est tout à fait magique d'être dans la montagne, avec les gens, les acteurs.
Elodie Navarre : Ils sont hyper raccord. On n'a jamais deux informations différentes. Car la création peut-être une souffrance. C'est un dépassement de sois-même constant. Nous les acteurs, ou même l'équipe on a besoin de leader, de personnes fortes. C'est dur à gérer pour eux comme pour nous.
E.M : De plus les personnages sont toujours les même ou alors suivent une certaine progression dans le film mais le tournage ne suit pas l'ordre chronologique.
E.N : On se permet des choses extrêmes et on devient pour ainsi dire un peu schizophrènes. Si tout le monde croit en l'aventure ça se ressentira sur l' écran et les gens y croiront mais il ne faut surtout pas douter sinon les spectateur le verront.
Caussé et Martin : Sinon sur le plateau il n'y avait pas de conflits (si ce n'est des gentils) ni entre nous ni avec les autres membres de l'équipe. Certes il y a une certaines hiérarchie à respecter mais cela n'empêche pas les bonnes relations même en dehors du plateau.
Clapmag : Comment se passe le montage ?
E.C : Le montage est aussi un travail d'équipe, c'est une recherche collective.
E.M : On montre parfois quelques scènes à des personnes extérieures car on n'a plus aucun recul sur ce qu'on fait. On a besoin des réactions des autres. C'est pour ça qu'on passe un très bon moment quand les spectateurs rient et que le film reçoit un bon accueil.
Clapmag : Pouvez nous parler de votre casting ?
Caussé et Martin : Comme nous avons tourné le film dans le Sud Ouest nous avons pris certains acteurs originaires de la région. Mais le problème est que en arrivant à Paris ils ont perdu leur accent. Or on ne devait pas imiter l'accent, ce devait être le vraie accent du Sud. Sinon on mettait le film et les acteurs en danger. Après on a pris les meilleurs acteurs (rire)." ☆
☆ Voir aussi l'album photo de la conférence.
☆ Remerciements : Le cinéma "Le Regent" (Thomas et Charles), Martin et Caussé, Elodie Navarre et Salina Bellon pour leur aide et leur gentillesse.
Lucas charrier
No Pasaran ☆☆☆
Réalisé par Emmanuel Caussé, Eric Martin
Avec Cyril Lecomte, Elodie Navarre, Bernard Blancan, Murray Head, Didier Pain, Rossy de Palma, Pierre Durand, Jacques Serres, Philippe Huertas, Pascale Diemert...
Durée : 1h 28min.
Maxence Lafourcade, célibataire tranquille, élève des cochons dans les Pyrénées. Sa vie bascule lorsqu'il apprend que la prochaine autoroute traversera ses montagnes, sa vallée, sa ferme, sa chambre !
Pour affronter le député maire cynique et son projet, il doit faire une alliance contre nature avec l'"Américain du coin".
Peter Konchelsky, avocat désabusé à la retraite, adopte la cause du fermier sous le regard étonné de Scarlett sa fille. Artiste excentrique, elle découvre en Maxence un modèle humain inattendu !
Se joignent à cette bande de "Résistants" : Inès écoterroriste toujours à la pointe du combat, Fabrice champion de l'équipe locale qui juge que son oncle le Maire a perdu "l'esprit rugby" et Bouzigue, cousin de Maxence qui craint de perdre les clients de sa station service... "No Pasaran !"
"No pasaran", pour ceux qui aurait tendance à taxer chaque film intelligent et qui traite d'un sujet un temps soit peu politique de film militant, n'en est pas un. C'est juste une comédie profonde qui traite d'un sujet certes politique tout en utilisant principalement le second degrés. Tout simplement.
Et Martin et Caussé (Emmanuel Caussé et Eric Martin), les deux réalisateurs, réussissent tout à fait à faire ressortir cet aspect de la comédie. Une comédie n'est pas forcement plate et sans intérêt. Elle peut aussi faire réfléchir les gens en abordant un sujet intéressant voire même tabou pour certains sans pour autant prendre la tête et les empêcher de passer un bon moment. C'est pourquoi "No
pasaran" est une comédie légère, profonde, intelligente et proche des gens (surtout en midi-pyrénnés).
Toutefois même si certains personnages sont plutôt touchants, certaines caricatures et autres clichés font que le film devient parfois un peu trop léger et pas assez creusé. Aussi, le film ayant été tourné dans la région (Saint girons exactement) chaque personnage parle avec l'accent. Et c'est pourquoi on a tendance à croire qu'il jouent mal. Or, ce n'est pas toujours le cas. Je reste donc septique sur ce point, peut être à tort car en même temps c'était inévitable.
Mais "No pasaran" n'en reste pas moins une bonne comédie, qui ne plaira pas à tout le monde en raison de son ambiance déjanté (malheureusement parfois un peu cliché), mais qui vous fera passer un bon moment j'en suis sûre.
Lucas Charrier

















