vendredi 26 juin 2009
☆☆☆☆☆ Interview ☆☆☆☆☆
Une fois mis en contact avec Roger Arpajou, photographe de plateau méticuleux dans le choix de ses films
nous nous rencontrons à la cinémathèque de Toulouse pour un entretien de 36 minutes. Vous remarquerez l'hétérogénéité de sa filmographie qui varie entre grosses productions (Mesrine, Indigène...) et films d'auteurs plus intimistes. Mais toujours des films qui ont un sens et qui ont pour lui une certaine valeur. Ses photos, vous les connaissez donc : Elles étaient d'ailleurs présentes à cannes cette années 2009 dans trois long métrages dont "Un prophète" qui remporta le Grand prix du jury.
Rencontre avec un photographe soucieux d'être fidèle à un film et à son ambiance et de le faire vivre à travers de "simples" images fixes pour de retranscrire toute l'oeuvre d'un metteur en scène, ses histoires et ses personnages sur une photographie.
Interview de Roger Arpajou, photographe de plateau :
Clapmag : Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste votre métier et comment il fonctionne ?
Roger Arpajou : La fonction du photographe de plateau c'est de fournir des photos qui doivent servir à la promotion d'un film. Cela peut être les photographies d'exploitation qui sont affichées dans les cinéma comme celles qui serviront pour l'affiche et le dossier de presse pour la vente à l'étranger. C'est-à-dire toute la matière première qui va servir à la production au sens large du terme.
Clapmag : En revanche vous ne réalisez pas l'affiche du film ?
R.A : Absolument. En général ils mettent plusieurs graphistes en compétition et ils retiennent le projet qui les intéresse vraiment.
Clapmag : Quelle est votre formation ? Est-ce qu'il y a une école spéciale pour devenir photographe de plateau ?
R.A : Non, je dirais plutôt que c'est sur le tas. Toutefois il y a une formation de base technique propre à tous les photographes. Je suis passé par l'ETPA à Toulouse et à partir de là j'ai commencé à faire un petit peu de reportages, et j'ai commencé sur mon premier tournage autour de 1987 et de là je suis allé de film en film.
Clapmag : Qui vous contacte pour vous demander de travailler sur un film ?
R.A : Ca peut être soit la production, soit un comédien. Il y a plusieurs possibilités d'entrée. Soit juste par un directeur de production qui est habitué à travailler avec moi et avec qui j'ai déjà fait un film. Un acteur qui me connaît peut aussi me recommander auprès de la production.
Clapmag : Comment se passe la prise de photo sur le tournage ?
R.A : En principe nous avons un espace de liberté qui nous permet de faire des photographies. Soit pendant les répétitions, soit pendant les prises ou éventuellement nous pouvons redemander à la fin de la prise, rien que pour nous, de rejouer la scène pour la photo. Il y a donc ces trois possibilités. Pour faire des images pendant les prises de son il y a un système pour insonoriser le boîtier photo. Forcement puisqu'on est en son direct et aucun bruit n'est toléré sur un dialogue ou autres scènes. Nous avons donc un petit caisson allu qui s'appelle un BLIM dans lequel on met l' appareil photo. Nous commandons à distance et ça insonorise totalement le boîtier. Ce qui fait qu'on peut capter, et moi c'est ce que en général je préfère, l'émotion pendant la vraie prise, la caméra faisant diversion nous pouvons travailler. Les comédiens ne me voient pas et on arrive ainsi à obtenir la bonne expression, la bonne émotion pendant la scène qui sera dans le film. Après on ne sait pas si ce sont les photos qui ont étés faites pendant la prise qui vont être montrées mais on est dans l'ambiance générale.
Clapmag : Avez-vous des impératifs pour respecter l'image du film ?
R.A : La finalité, c'est de faire un travail dans l'esprit de ce que fait le metteur en scène. Il faut respecter la lumière du chef opérateur, les comédiens, et aussi ce que veut dire le metteur en scène. Il ne s'agit pas de faire un travail uniquement personnel sur mon regard sur le film. Cela fait partie d'une approche, mais pour la photographie de plateau je dois être en totale osmose avec le réalisateur.
Clapmag : Pouvez-vous nous parler du dernier Jaques Audiard sur lequel vous avez travaillé ?
R.A : Le dernier Jaques Audiard a été une expérience vraiment incroyable puisque il était en recherche permanente. Il n'arrive pas le matin avec une idée très conçue de ce qu'il va faire. Il arrive dans un lieu, il s'imprègne du lieu, il cherche en permanence... Bref, il n'a rien d'établi déjà dans sa tête. Donc il faut qu'on soit tous sur le qui-vive pour capter l'essentiel de son cinéma. C'est un cinéma vivant qui est en mouvement permanent. Donc ça a été une expérience incroyable. Il travaille en plus avec un chef opérateur, Stéphane Fontaine qui a eu un César d'ailleurs sur le précédent film de Jacques Audiard, qui est donc un habitué, et qui a une caméra à l'épaule. A 99% c'est filmé à l'épaule, donc en mouvement permanent ce qui veut dire que nous il faut que nous soyons en veille puisque à un moment donné, la caméra peut tourner à 360%. La caméra est extrêmement mobile. Ce qui implique que toute l'équipe technique doit déjà bouger avec mais en plus être vraiment vigilante. Je pense au son et à tous ces éléments qui sont derrière la caméra qui doivent être pris en compte. Il n'y a rien d'établi à la différence de certains metteurs en scène qui arrivent le matin et qui disent "voilà où je met ma caméra, on va faire un travelling de là à là", il n'y aura pas de surprise. Tandis que là, il est vraiment prêt à capter sans arrêt même des éléments extérieurs. Il est même arrivé plusieurs fois que entre deux prises la caméra soit posée par terre du coup ça donne un cadre particulier sur le ciel, sur un mur, sur un petit détail et lui il voit ça et dit "je veux ça !". Et après il l'incruste dans son montage. Donc c'est un cinéma que je qualifierais presque de total.
Clapmag : Et c'est plus agréable ou moins agréable ?
R.A : Moi je préfère ça même si il y a une structure derrière. Être sur le qui-vive... Ca permet d'attraper des choses insoupçonnées. C'est pour ça que son cinéma est vraiment exceptionnel. On le voit à fleur de peau, il est très sensuel. Il laisse la porte ouverte à des surprises.
Clapmag : Cette année, Mesrine sur lequel vous avez travaillé a été nominé aux Césars pour la meilleure photo. Êtes-vous directement concerné ?
R.A : Quand on dit meilleure photographie en fait c'est le travail du chef-opérateur. Moi c'est la photographie de plateau. Moi je ne fais que retranscrire les options que lui a choisit en lumière, en cadre. C'est donc lui qui est nominé : Robert Gantz. Et pour la photographie de plateau il n'y a pas de prix.
Clapmag : Avez-vous des projets ?
R.A : Je vais faire la suite historique et chronologique de "Indigènes" qui va s'appeler "Hors-la-loi", qui va être à nouveau réalisé par Rachid Bouchareb. L'histoire va démarrer à la fin d'"Indigénes" dans les années 1945. Il est question d'aller tourner autour de l'Indochine un peu autour de Dien Bien Phu et puis aprés de revenir jusqu'à la guerre d'Algérie, c'est-à-dire ses débuts jusqu'à l'indépendance avec quasiment les mêmes personnages.On va bouger géographiquement l'histoire va aussi se passer dans les bidonville algériens à Paris, au moment des porteurs de valise et du FLN, dans cette pèriode là. Jusque'en 1962 ou 1963. On reprend les mêmes acteurs. On s'est juste projeté dans l'histoire parce que quand Rachid Bouchareb a enquêté pour "Indigènes" il a fait deux ans d'interview d'anciens combattants et s'est aperçu que ces combattants là, une fois qu'ils la seconde guerre mondiale terminée, ils sont restés dans l'armée et ils ont continué à mener la guerre d'Indochine... Ce fut les mêmes bataillons qui libérèrent la France et qu'on a retrouva en Indochine et en Afrique du Nord.
Clapmag : Votre filmographie est très hétérogène. Comment l'expliquez-vous ?
R.A : Il est vrai que je travaille sur des films d'auteur à petit budget qui ont quand même un sens et sur des machines au budget plus important voire très très gros comme "L'ennemi public" et "Indigène", et aussi des films sans comédiens connus et à la fois d'autres films plus lourd avec des têtes d'affiches. Ce qui m'amuse c'est de changer un petit peu de style.
Par exemple je rêvais d'aller tourner en Italie et j'ai fait le dernier film de Marco Ferreri. J'ai aussi tourné avec Giulietta Masina qui été l'épouse de Fellini. Donc ce sont des films que j'ai particulièrement à coeur. Après on est attaché plus ou moins sentimentalement à des films. Souvent aussi le fil conducteur, c'est qu'il y a un voyage derrière. Donc c'est aussi ce qui me motive particulièrement..
Clapmag : Comment choisissez vous vos films ?
R.A : Il y a des periodes je choisis, d'autre je n'ai pas le choix. Le photographe est contacté très souvent en dernier car ce n'est pas une pièce maîtresse de la fabrication du film. Notre travail intervient au moment de la sortie du film. Des fois 5 ou 6 mois après la fin du montage à ce moment là on se plonge dans les photos de plateau pour la promotion.
Clapmag : Vous êtes tous les jours sur le tournage ?
R.A : Tous les films sur lesquels j'ai travaillé, j'y étais en permanence. J'étais là tous les jours, sur tous les plans et j'y tiens particulièrement parce qu'il y a parfois des photos qui arrivent à des moments insoupçonnés. On peut avoir un jour une photo qui va être un peu la synthèse du film et qu'on n'a pas vu arriver. C'est pour ça que j'insiste vraiment pour être présent tous les jours. Déjà pour être accepté par les autres techniciens, par les comédiens, le metteur en scène et la production pour faire partie intégrante de l'équipe. Ca paraît indispensable pour obtenir des résultats. Si on vient ponctuellement, on passe forcement à côté et quand on est intéressé par une image, on a pas le poids suffisant et la considération pour qu'on nous accorde cette photo. C'est vraiment un travail d'équipe, autant la photographie est une discipline en principe un petit peu individualiste autant là on est vraiment intégré à une équipe et on peut difficilement fonctionner tout seul. On est obligé de travailler en équipe, je pense par exemple au chef-opérateur ou aux électros. Si on a besoin de modifier une lumière, ou après une coupure par exemple de prolonger la lumière. Il faut à ce moment là solliciter un peu tout le monde. C'est donc un vrai travail d'équipe et avec un petit peu d'expérience on sait à quel moment on peut intervenir. C'est une histoire de feeling.
Il faut ressentir le plateau.
Clapmag : Vous recevez beaucoup de propositions de films ?
R.A : Ca dépend des périodes, des fois je peux avoir deux ou trois scénarios, et puis des fois attendre le prochain. Il n'y a pas de règle. Mais là c'est vrai que depuis une dizaine d'années, je commence à être contacté bien avant. En amont du projet pour déjà fixer des dates de la part de personnes et de productions avec qui j'ai l'habitude de travailler.
Clapmag : Et des films comme Indigène ou Mesrine aident-ils à avoir /plus/ (davantage) de propositions ?
R.A : Effectivement, si un producteur regarde mon curriculum vitae et voit qu'on m'a confié des gros budget, il n'hésitera pas à me contacter. Car il y a quand même une certaine hiérarchie, c'est à dire que plus on monte plus on nous confie des gros budgets. Ce sont donc des références effectivement qui ont marqué la profession et le public. Il suffit de donner trois quatre titres de films qui ont du prestige ou un poids économique.
Clapmag : Comment définiriez vous la photographie de plateau en quelques mots ?
R.A : Quelque soit le caractère du film, l'exercice reste le même, il s'agit de garder les images emblématiques d'un film. De ne pas le trahir, d'être vraiment dans l'esprit. Et en termes de publicité il faut vendre le film et ne pas faire une publicité décalée par rapport à la réalité du propos du film. L'idée c'est de se plonger dans l'univers, de faire abstraction de sa démarche photographique et de mettre tout son savoir faire au service de la promotion et du sens du film. Ca c'est une vraie définition de la photo de plateau ça va au delà du simple exercice photographique et technique. Le propos n'est plus de bien exposer ou de bien cadrer la photo. Ca va au delà. Ce sont des automatisme qu'on est censé avoir acquis pour ainsi les mettre au service du film.
Clapmag : Qui choisit de diffuser telle ou telle photo ?
R.A : Tout ce qui touche à la photo, c'est le travail des producteurs. Nous on donne tout ce qui est techniquement exploitable. On peut ou pas, ça dépend des productions, faire déjà une petite sélection pour dégrossir un peu la masse de photos. En général toute ces photographies sont revues entièrement et à ce moment là une promotion est lancée dans une direction ou dans une autre, généralement après la fin du montage et c'est là qu'il faut avoir toutes les photos pour faire face à toute les demandes. Si on décide de lancer la promotion davantage dans l'histoire, plus sur les comédiens ou sur l'aventure, à ce moment là il faut que le producteur trouve les photos nécessaires à la promotion dans la direction qu'il a choisie. Il faut donc être relativement éclectique, c'est à dire ne pas se limiter aux comédiens. Il y a toute une approche très large.
Clapmag : Avez vous une influence pour le choix de la photo de l'affiche ?
R.A : On peut me consulter mais ce n'est pas moi qui ai le dernier mot. Là c'est le producteur qui en parle au réalisateur. Mais c'est toujours un avis facultatif. L'avis définitif c'est le producteur ou le distributeur. Le producteur parce que c'est lui qui donne l'argent nécessaire à la promotion : Les affiches et leurs emplacements par exemple.
Clapmag : Y a t-il des séances photos avec les acteurs en dehors du tournage ?
R.A : C'est possible, on peut l'envisager mais moi je ne suis pas trop dans cet esprit là. Moi l'idée c'est d'obtenir l'image vraiment en situation parce que du coup il y a une émotion qui passe, il y a un mouvement. Il y a beaucoup de choses qu'on retrouvera pas forcement en studio, avec une image posée, avec des flashes, quelques mois après le tournage. Pour moi le challenge c'est d'avoir LES images qui sont vraiment dans l'esprit. De les piquer sur le moment pour avoir l'ambiance. Il y a un champ à ces images qu'on ne retrouve pas ailleurs.
Clapmag : Quelle est votre relation avec les acteurs ?
R.A : C'est une partie vraiment importante. On doit vraiment être en osmose avec les comédiens pour optimiser leur image car ils ont un droit de regard sur les images , du moins pour les acteurs principaux. Une fois la sélection faite, il peuvent choisir, retenir ou écarter des images. C'est à partir de leur validation que l'on peut déterminer les choix. Il est évident qu'il faut vraiment travailler main dans la main avec les comédiens. On peut difficilement imaginer qu'il y ait incompatibilité d'humeur entre le photographe et le comédien sinon on va quasiment à l'échec. Il faut qu'il y ait une complicité évidente, qui est après d'un degré plus ou moins amical. Tout le monde a intérêt à ce que sa se passe bien puisque le comédien aura des images et moi aussi donc tout le monde est un petit peu satisfait.
Clapmag : Certains comédiens peuvent-ils avoir certaines exigences par rapport à la prise de photo ?
R.A : Oui bien sûr. Je pense à certains comédiens. On doit vraiment les photographier dans les conditions optimales, avec la bonne lumière, le bon profil. Sachant qu'ils ont droit de regard sur les photos. Car il faut toujours raisonner en terme de promotion. C'est très réducteur de dire que le film est un produit mais il y a aussi cette dimension là et on doit le valoriser au mieux avec les techniques dont on dispose.
Clapmag : Quelle est votre relation avec le réalisateur ?
R.A : La relation avec le réalisateur est plutôt d'ordre éthique c'est à dire la manière dont on voit son tournage pour toujours être en harmonie. Car il a une connaissance totale de son scénario. Moi j'aime bien le faire parler avant pour savoir s'il a déjà une image préconçue de son film. Et à ce moment-là moi je travaillerais plus dans cette direction. Il faut créer une harmonie entre tous les intervenants puisque chacun a sa vision du film. Le producteur, les acteurs, le réalisateur...
Clapmag : Quel rôle joue la photographie de plateau dans la promotion d'un film ?
R.A : On arrive des fois à vendre un film rien que sur le dossier de presse et sur le choix des photos. Puisque la production a parfois décidé de ne pas montrer d'images pour ménager un certain suspens. Et à ce moment là, le seul élément tangible qu'ils ont sous la main, ce sont les photos. Ca a été le cas de "Mesrine", la production avait décidé de ne pas montrer d'images au moment de Cannes et donc "Mesrine" a été vendu à partir de mes photos dans plusieurs pays. La photo est aussi un bon moyen pour inciter un client. Quand celui-ci hésite au cinéma, la photo peut créer le déclic. Si une photo ou une affiche lui parle, ça peut être un élément déclencheur. Il n'y a pas que les extraits qu'on peut voir à la télé ou ailleurs.
Clapmag : Quels sont les droits d'auteur à respecter ?
R.A : Il y a plusieurs familles de photos à respecter. Il y a celles qu'on appelle libres de droit. En général ça tourne à environ cinq ou six photos qui sont données à la presse pour faciliter la promotion ou l'illustration d'un article. Et après il y a une deuxième choix plus large qui peut être confié à la production ou à une agence de presse à ce moment là les photos sont payantes mais il y a un choix plus large. Donc effectivement le copyright n'apparaît pas tout le temps. Très souvent les photos libres de droits sont signées "DR" : droits réservés. Elles appartiennent à la production, personne ne peut les utiliser et s'approprier les droits mais le photographe ne revendique pas les droits dessus. Ca fait partie d'un lot de photos qui est donné.
Clapmag : Quand par exemple on veut mettre une photo sur son site, est-ce que c'est possible de la mettre sans aucune information sur son auteur ?
R.A : En théorie, il faudrait pouvoir la signer mais on n'a pas forcement l'information car au départ la production ne signe pas toujours leurs photos. Et là il y a un défaut du système. Si tu trouves tes photos sur des sites officiels du film, il y a des photos à télécharger, qui sont libres de droits et celles là tu peux en disposer. Mais juste pendant la promotion. En dehors de la promotion, les copyright et les droits d'auteurs doivent être respectés. Sur l'affiche par contre ils ont obligation de signatures.
Cette notion de droits d'auteur n'est malheureusement pas respectée. Très souvent les spectateurs pensent que les images sont extraites du film. Alors que derrière chaque image il y a toujours le travail d'un photographe de plateau. Il y a toujours un décalage entre l'image fixe de l'appareil photo et l'image animée de la caméra. Puisque la caméra dispose de 24 images par secondes alors que nous en une image on doit faire la synthèse d'une scène ou parfois même d'un film. La difficulté de l'exercice elle est là. La photo doit être assez forte pour raconter tout ce qu'une séquence raconte et pour donner envie de voir le film.
Clapmag : Quel est le statut du photographe de plateau sur un tournage ?
R.A : Le photographe de plateau appartient à l'équipe caméra. Au générique de fin, il y a souvent dans cet ordre, 1er assistant, 2ièm assistant, un stagiaire et ensuite le photographe de plateau. Le photographe de plateau vient de la promotion et de la communication. Aux Etas-Unis, il y a un budget qui comprend toute la fabrication et la promotion d'un film. Ils sont plus axés sur la promotion. Alors qu'en France, le budget est plus souvent destiné à la fabrication d'un film. La promotion est un peu mise de côté.
Clapmag : Vous avez déjà travaillé aux Etats-Unis ou avec des réalisateurs américains ?
R.A : Oui en effet, j' ai travaillé avec des réalisateurs étrangers. J'ai travaillé une fois aux Etats-Unis mais avec un réalisateur français. J'ai par contre déja travaillé directement pour une production américaine mais c'était en Afrique, au Rwanda.☆
Actuellement Roger Arpajou viens de terminer le long métrage de Karim Dridi avec Marion Cotillard et Guillaume Camet et est sur le point de démarrer "Hors la loi" de Rachid Bouchareb pour 6 mois de tournage.
Propos recueillis pas Lucas Charrier à la Cinémathèque de Toulouse le 18/04/09.
Photos : Lucas Charrier.
Remerciements : La cinémathèque de Toulouse, Dominique Blanc, Valérie Mazouin et Jean-christophe Charrier.
Un grand merci à Marie Angelé et Roger Arpajoux.
Commentaires
Ah oui ! Très, très intéressant l'interview de Roger Arpajoux.
Très détaillé, avec des informations précisent qui donnent une idée plus juste de la profession de photographe de plateau.
Tu es aussi tombé sur un bavard, qui aime ce qu'il fait et sait faire partager son enthousiasme pour cette profession pas si connu que ça en définitive.
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