samedi 28 février 2009
vendredi 27 février 2009
☆☆☆☆☆ Les césars du cinéma français ☆☆☆☆☆
Séraphine : 7 César (Film, Actrice, Scénario original, Musique, Costumes, Photographie, Décors)
Mesrine : 3 César (Réalisateur / Acteur / Son)
Le Premier jour du reste de ta vie : 3 César (Espoir masculin / Espoir féminin / Montage)
Il y a longtemps que je t'aime : 2 César (2nd rôle féminin / Première oeuvre)
Un conte de Noël : 1 César (2nd rôle masculin)
Entre les murs : 1 César (Adaptation)
MEILLEUR FILM :
Entre les murs (Laurent Cantet)
Le premier jour du reste de ta vie (Rémi Bezançon)
Séraphine (Martin Provost)
Il y a longtemps que je t'aime (Philippe Claudel)
Mesrine (Jean-François Richet)
Paris (Cédric Klapisch)
Un conte de Noël (Arnaud Desplechin)
MEILLEUR REALISATEUR :
Arnaud Desplechin (Un conte de Noël)
Jean-François Richet (Mesrine)
Laurent Cantet (Entre les murs)
Martin Provost (Séraphine)
Rémi Bezançon (Le premier jour du reste de ta vie)
MEILLEUR ACTEUR :
Vincent Cassel (Mesrine)
François Xavier Demaison (Coluche)
Guillaume Depardieu (Versailles)
Albert Dupontel (Deux jours à tuer)
Jacques Gamblin (Le premier jour du reste de ta vie)
MEILLEUR ACTRICE :
Catherine Frot (Le crime est notre affaire)
Yolande Moreau (Séraphine)
Kristin Scott Thomas (Il y a longtemps que je t'aime)
Tilda Swinton (Julia)
Sylvie Testud (Sagan)
MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND RÔLE :
Benjamin Biolay (Stella)
Claude Rich (Aide-toi, le ciel t'aidera)
Pierre Vaneck (Deux jours à tuer)
Roschdy Zem (La fille de Monaco)
Jean-Paul Roussillon (Un conte de Noël)
MEILLEUR ACTRICE DANS UN SECOND RÔLE :
Jeanne Balibar (Sagan)
Anne Consigny (Un conte de Noël)
Karin Viard (Paris) : ) Excellente.
Elsa Zylberstein (ll y a longtemps que je t'aime)
Edith Scob (L'heure d'été)
MEILLEUR ESPOIR FEMININ :
Louise Bourgoin (La fille de Monaco)
Marilou Berry (Vilaine)
Déborah François (Le premier jour du reste de ta vie)
Léa Seydoux (La belle personne)
Anais Demoustiers (Les grandes personnes)
MEILLEUR ESPOIR MASCULIN :
Ralph Amoussou (Aide-toi, le ciel t'aidera)
Grégoire Leprince-Ringuet (La belle personne)
Marc-André Grondin (Le premier jour du reste de ta vie)
Pio Marmai (Le premier jour du reste de ta vie)
Laurent Capelluto (Un conte de Noël)
MEILLEUR FILM ETRANGER :
Eldorado
Le silence de Lorna
Gomorra
Into the wild
There will be blood
Two lovers
Valse avec Bachir
MEILLEUR SCÉNARIO ORIGINAL :
Bienvenue chez les Ch'tis (Dany Boon)
Il y a longtemps que je t'aime (Philippe Claudel)
Le Premier jour du reste de ta vie (Rémi Bezançon)
Séraphine (Martin Provost)
Un conte de Noël (Arnaud Desplechin)
MEILLEUR ADAPTATION :
Deux jours à tuer (Jean Becker)
Entre les murs (Laurent Cantet)
La Belle personne (Christophe Honoré)
Le Crime est notre affaire (Pascal Thomas)
Mesrine : L'Instinct de mort (Jean-Francois Richet)
MEILLEURE PREMIÈRE OEUVRE :
Home (Ursula Meier, Thierry Spicher)
Il y a longtemps que je t'aime (Philippe Claudel)
Mascarades (Lyes Salem)
Pour elle (Fred Cavayé)
Versailles (Pierre Schoeller)
MEILLEUR FILM DOCUMENTAIRE :
Elle s'appelle Sabine (Sandrine Bonnaire)
J'irai dormir à Hollywood (Antoine de Maximy)
La Vie moderne (Raymond Depardon)
Les Plages d'Agnès (Agnès Varda)
Tabarly (Pierre Marcel)
MEILLEUR SON
Jean-Pierre Laforce, Nicolas Cantin, Sylvain Malbrant pour Un conte de Noël
Olivier Mauvezin, Agnès Ravez, Jean-Pierre Laforce pour Entre les murs
Jean Minondo, Gérard Hardy, Alexandre Widmer, Loïc Prian, François Groult, Hervé Buirette pour
Mesrine
Daniel Sobrino, Roman Dymny, Vincent Goujon pour Faubourg 36
Philippe Vandendriessche, Emmanuel Croset, Ingrid Ralet pour Séraphine
MEILLEURE MUSIQUE ÉCRITE POUR UN FILM
Jean-Louis Aubert pour Il y a longtemps que je t'aime
Marco Beltrami, Marcus Trumpp pour Mesrine
Michael Galasso pour Séraphine
Sinclair pour Le premier jour du reste de ta vie
Reinhardt Wagner pour Faubourg 36
MEILLEURE PHOTO
Laurent Brunet pour Séraphine
Robert Gantz pour Mesrine
Eric Gautier pour Un conte de Noël
Agnès Godard pour Home
Tom Stern pour Faubourg 36
MEILLEURS DÉCORS
Thierry François pour Séraphine
Emile Ghigo pour Mesrine
Yvan Ni pour Home
Jean Rabasse pour Faubourg 36
Olivier Raoux pour Les enfants de Timpelbach
MEILLEURS COSTUMES
Madeline Fontaine pour Séraphine
Pierre-Jean Larroque pour Les femmes de l'ombre
Virgine Montel pour Mesrine
Nathalie du Roscoät pour Sagan
Carine Sarfati pour Faubourg 36
MEILLEUR MONTAGE
Laurence Briaud pour Un conte de Noël
Robin Campillo, Stéphanie Léger pour Entre les murs
Sophie Reine pour Le premier jour du reste de ta vie
Francine Sandberg pour Paris
Hervé Schneid, Bill Pankow pour Mesrine
MEILLEUR COURT-MÉTRAGE
Les miettes réalisé par Pierre Pinaud
Les paradis perdus réalisé par Hélier Cisterne
Skhizein réalisé par Jérémy Clapin
Taxi Wala réalisé par Lola Frederich
Une leçon particulière réalisé par Raphaël Chevènement
mardi 24 février 2009
☆☆☆☆☆ Les Oscars du cinéma ☆☆☆☆☆
De l'entrée en scène magistrale et très classe de Hugh Jackman au super discours de Sean Penn sur le mariage homosexuel, ou encore de la remise d'oscar émouvante à la famille du regretté Heath Ledger à l'apparition "incognito" de Ben Stiller, cette cérémonie des Oscars à été riche en émotion. Mais outre un grand spectacle et un déferlement de paillettes, de robes et de costumes impeccables cette 81 ièm édition des Oscars a aussi récompensée les meilleurs film de l'année avec une "petite" préférance pour "Slumdog Millionnaire"qui a reçu 8 oscars et a donc battu à plate couture l'étonnant mais pas si génial "Benjamin button".
Slumdog Millionaire : 8 oscars.
L’Etrange Histoire de Benjamin Button : 3 oscars.
LE PALMARES
Meilleur film : Slumdog Millionaire
Meilleur acteur : Sean Penn (Milk)
Meilleur actrice : Kate Winslet (Le Liseur)
Meilleur réalisateur : Danny Boyle (Slumdog Millionaire)
Meilleur acteur dans un second rôle : Heath Ledger (The Dark Knight)
Meilleure actrice dans un second rôle : Penélope Cruz (Vicky Cristina Bacelona)
Meilleur film d’animation : Wall-E
Meilleur film étranger : Departures (de Yojiro Takita, Japon)
Meilleur scénario adapté : Slumdog Millionaire
Meilleur scénario original : Milk
Meilleure photographie : Slumdog Millionaire
Meilleurs effets spéciaux : L’Etrange Histoire de Benjamin Button
Meilleur montage : Slumdog Millionaire
Meilleur direction artistique : L’Etrange Histoire de Benjamin Button
Meilleurs costumes : The Duchess
Meilleur maquillage : L’Etrange Histoire de Benjamin Button
Meilleure chanson : Jai Ho (Slumdog Millionaire)
Meilleure musique : Slumdog Millionaire
Meilleur son : Slumdog Millionaire
Meilleurs effets sonores : The Dark Knight
Meilleur court-métrage : Spielzeugland (Toyland) de Jochen Alexander Freydank
Meilleur court-métrage d’animation : La maison en petits cubes de Kunio Kato
Meilleur documentaire : Man On Wire de James Marsh et Simon chinn
Meilleur court-métrage documentaire : Smile Pinki de Megan Mylan
Lucas Charrier
samedi 21 février 2009
Le premier jour du reste de ta vie ☆☆☆☆☆
Avec Zabou breitman, Jacques gamblin, Déborah François, Marc-André Grondin, Pio Marmai...
Le Premier jour du reste de ta vie, ou cinq jours décisifs dans la vie d'une famille de cinq personnes, cinq jours plus importants que d'autres où plus rien ne sera jamais pareil le lendemain.
L'histoire d'une famille qui change au fil du temps et parfois même se déchire , mais une famille qui s'aime. Une famille au destin quelquefois tragique dont les blessures ressert aussi les liens familiaux qui sont ici si forts.
"Le premier jour du reste de ta vie" est le long-métrage d'un réalisateur
talentueux et sensible ayant su, à partir d'une "simple" histoire de famille, faire un des plus beaux film de l'année 2008. Remi Bezançon a su capter les émotions, les situations, les images et surtout les sentiments si sincères qui toucheront chaque spectateur.
Ce film raconte ce que chacun voudrait raconter sur sa famille : de la mort d'un
être proche, au départ dans la vie active d'un autre, ou encore, d'un mariage à la découverte pénible d'un cancer.
Il a tout assemblé et a crée une oeuvre fraîche, drôle et subtile.
"Cette famille c'est la vôtre." phrase présente sur l'affiche, résume assez bien ce film qui je pense n'a pas pour but de toucher tout le monde, mais plutôt chacun de nous de façon très personnelle.
Que les sceptiques aux propos des comédies dramatiques française niaises et sans intérêt aillent voir celle-ci qui ne ressemble en rien aux autres et qui, en plus de vous faire rire, saura vous émouvoir.
La réussite de cette fresque familiale réaliste et originale est
aussi due aux comédiens dont le poids considérable affirme avec puissance le lien entre les personnages. Il fallait que les acteurs paraissent réellement soudés pour que l'ensemble fonctionne. Challenge réussit puisque chaque acteur est époustouflant. Jacques Gamblin et Zabou Breitman forment un couple vraiment touchant et les trois enfants Déborah François, Marc-André Grondin et Pio Marmai sont tout aussi épatants.
Un film qui n'est pas sans nous rappeler l'ambiance de "Nos jours heureux" pour son côté léger et familial mais qui en plus de beaucoup d'humour ajoute une touche dramatique et adulte. Un beau film, plein d'humanité et de tendresse.
Alors pourquoi pas un césar du meilleur film pour Rémi Bezançon et son Premier jour du reste de ta vie ?
Lucas Charrier
lundi 9 février 2009
Ali G Indahouse ☆/☆☆☆
Avec Sacha Baron Cohen (Borat), Michael Gambon, Kellie Bright...
Durée : 1h22
2002
Ali G est un jeune loser qui habite Staines, en Angleterre. Il est à fond dans le mouvement Gansta, mais est carrément à côté de la plaque. Un jour, il devient par hasard député. Les ennuis vont alors vraiment commencer...
Ali G, avant d'être un film, était un personnage des one man show de Sacha Baron Cohen (un peu comme Brice de Nice pour Jean Dujardin ou Cyprien pour Elie Semoun). On ne peut nier que ce film est mauvais. Mais il fait rire. Les gags, souvent gras - mais qui peuvent aussi être subtile (enfin sa reste loin d'être du Monty Python) – sont toujours bien tournés et font rire. L'histoire n'est certes pas très étudiée, et la réalisation pas géniale, mais le résultat n'est pas des plus navrants, et on se laisse finalement porter par le flot de débilité d'Ali.
Ali G plaira surement à ceux qui ont un humour plutôt... Spécial.
Lien :
Extrait N°1
Extrait N°2
dimanche 8 février 2009
Les noces rebelles ☆☆☆☆☆
Avec Kate Winslet, Leonardo Dicaprio, Michael Shannon, Kathryn Hahn, David Harbour, Kathy Bates, Richard Easton, Zoe Kazan...
Durée : 2h 5min
Un couple trentenaire parents de deux enfants vivent dans une grande et belle maison. La mère, April Wheeler est une actrice ratée qui tente de se pèrsuader du contraire et le père, Frank Wheeler est un homme d'affaire comme les autres qui tente de se pèrsuader qu'il est important et différent des autres. Petit à petit, ce couple va se confronter à une dure réalité et se rendre compte que tout ne va pas bien. Naît alors un projet d'envergure, celui d'allé vivre à Paris. Projet immature, irréaliste ou tout simplement plein de bon sens pour redonneer vie un ce couple en détérioration ? L'occasion en tout cas de repartir à zéro et de cassé toutes ces idées toutes faites, cette "illusion absurde qu'il faut renoncer à la vie, se ranger dés qu'on a des enfants".
Ce film n'est pas une
histoire d'amour à proprement parler puisque c'est plutôt une histoire tragique entre deux personnes qui s'aiment ou se sont aimées et qui maintenant se déchire. L'histoire d'un couple qui a eu des enfants, absents presque en permanence, et une grande maison bien propre juste parce qu'il faut donner une bonne image et parce que c'est CA le rêve américain. Le rêve de tous. C'est en tout cas ce qu'ils croyaient. Ils pensaient que c'était aussi leur rêves, comme beaucoup de gens, tout en étant différents des autres. Peut-être ce sont ils trompés.
Sam Mendes réalise là une histoire d'amour tragique emportée par un duo Winslet / Dicaprio incroyablement fort et magnifique.
Un film poignant et renversant très loin de "Titanic" de par sa critique des clichés du couple et et de l'amour et de l'idée qu'on
ce fait d'une vie réussit.
Leonardo Dicaprio est déstabilisant tant son jeu est puissant. On s'attache à lui même si il n'est sincère ni envers lui même, ni envers sa femme en essayant de la persuader qu'ils peuvent encore être heureux et en essayant de SE persuader que April l'aime encore. Quant à Kate Winslet, elle est tout aussi bouleversante en femme désespérée qui aurait tant voulu réaliser ses rêves.
De plus, les images sont superbes, autant au niveau des cadrages que des couleurs.
Un film plein de tendresse et de violence qui aurait toutefois mérité une fin plus courte sans forcement garder les trois dernières scènes (bien que le plan de Léonardo Dicaprio sur le banc soit splendide).
Contrairement à ce que certaines personnes ont dit ou diront il me semble que ce film ne ressemble en rien
aux autres et que le déroulement de l'histoire en générale n'est pas prévisible.
Une grande réussite, qui restera dans l'histoire du cinéma comme une belle histoire d'amour tragique intelligente et bien faite. Un film qui fait réfléchir. Le genre de film où vous restez jusqu'à la fin du générique et à la sortie duquel vous n'avez pas envie de parlez, ou en tout cas d'en parler. Vous voulez conserver le sentiment, les sensations qu'il vous a procuré tant il vous a touché.
Un très beau film.
Lucas Charrier
Volt, Star malgré lui ☆☆☆ (ou The Truman Chien)
Un film de Chris William et Byron
Howard.
Avec les voix françaises de Richard Anconina, Gilles Lellouche, Omar & Fred...
Un chien star d'une série d'aventure se retrouve perdu dans la vraie vie, et est persuadé qu'il joue encore dans son feuilleton. Heureusement, il va rencontrer Mitaine, une chatte de gouttière, et Rhino le hamster, grand fan du chien héros. Mais la réalité s'avère bien plus dangereuse que le monde à part dans lequel il vivait...
Volt, Star malgré lui n'est pas un
mauvais film: Mignon, une belle morale, une happy end (que serait un
Disney sans une happy end d'ailleurs ?). Les héros sont attachants, les
répliques des pigeons (doublés par Omar et Fred) sont toujours
marrantes. Seuls regrets : La chanson ultra niaise pour dire que
l'amitié Chien-Chat-Hamster, c'est chouette, est absolument
insupportable ; et aussi le court-métrage qui ouvre le film et qui
s'avère très mauvais (un mini spin-off sur Martin, le héros de
Cars).
Bref, Volt reste tout de même un tantinet gnangnan et je le
réserverais plutôt aux enfants.
mercredi 4 février 2009
☆☆☆☆☆ Exclusivité ☆☆☆☆☆
Ponyo sur la falaise ☆☆☆☆
Date de sortie : 8 Avril 2009
Ponyo, est une sorte de petit poisson au visage humain retenu dans les profondeurs maritimes par son père, un ancien être humain retiré du monde. Ponyo va donc s'échapper et rencontrer Sôsuké un petit garçon, fils de marin vivant avec sa mère Lisa et vivre des aventures incroyables. Malheureusement tout ne va pas se passer comme ils l'espéraient et le père de Ponyo ne va pas laisser sa fille à un "répugnant être humain". La rencontre du petit être marin avec le petit Sosuké va alors bouleversé leurs destins a jamais.
Un début grandiose, accompagné d'une superbe musique signée Joe Hisaishi, qui vous entraîne d'emblée dans le film avec beauté et légèreté.
Avertissement aux fans de "Porco Rosso" et autres "Le château dans le ciel", attendez vous à découvrir un film dans la lignée des "Totoro" et "Kiki la petite sorcière", c'est à dire un film "mignon".
Toutefois, malgré l'univers principalement enfantin vous ne sortirez pas déçu. Miyazaki reste fidèle à lui-même et la beauté du graphisme, les petites touches d'humour très subtiles, l'aspect fantastique et mystique de
l'histoire, quoique moins violent et adulte que les précédents, vous fera voyager dans son univers bien particulier, vous fera rêver et vous emportera dans un film plein de tendresse et d'humanité. Ce dessin-animé part dans tout les sens et on ne sais plus vraiment à quoi s'attendre. On est simplement émerveillé par ce monde magique et extraordinaire. Il suffit de se laisser faire et de ne pas se poser la question de la crédibilité pour apprécier pleinement cette dernière folie du maître de l'animation Hayao Miyazaki.
Par ailleurs, même si le fait que ce dessin-animé s'adresse à un public majoritairement jeune, est la cause d'un trait plus épais et moins précis on a toujours un sentiment de bâclage. On était habitué à un trait plus fin et détaillé notamment dans des films comme "Chihiro", "Le château ambulant" et "Porco Rosso". Un sentiment de bâclage aussi au niveau des personnages et de leurs caractères qui semblent moins travaillés.
Cependant, ces quelques "détails" n'enlèvent pas pour autant au film tout son charme.
Quant à la musique, Joe Hisaichi, créateur de magnifiques thèmes musicaux de l'oeuvre complète de H.M, elle colle parfaitement au film mais ne dépasse pas non plus la barre du "splendide" et reste "plaisante"
.
Ce dernier Miyazaki est tout de même un petit bijoux de l'animation. Un bon film pour enfants, qui, malgré quelques défauts qui sont parfois très subjectif, vous laissera un souvenir pour le moins agréable, emplie d'une douce rêverie.
Lucas Charrier
4 jours à Angoulême
Le Festival International de la Bande Dessiné à ouvert ses portes ce Jeudi 29 Janvier sous la présidence des
auteurs Dupuy et Berberian. Ce festival à été crée en 1972.
La chasse à l'autographe est ouverte!!!
Angoulême réunit tous les ans fans de BD en tous genre du monde entier. Ce festival de BD est LE rendez-vous des lecteurs et dessinateurs où est élu chaque année un président pour l'année suivante. Ce président qui réalise une grande exposition au CIBDI, Centre International de la Bande-Dessiné (ancien CNBDI : Centre National de la Bande-Dessiné) et qui décide du contenu du festival. Cette année est donc présidée par Dupuis et Berberian, auteurs de, entre autre, "Monsieur Jean" et "Le journal d'Henriette". Ils succèdent ainsi à Loisel, Zep, Wolinski, Lewis Trohdheim et Munoz pour ne citer que les plus récents. Vous avez pu admirer certains de leurs travaux avec notamment l'affiche de "Une fiancé pas comme les autres" ou encore une de leur histoire adaptée sur grand écran avec "Ce soir je dors chez toi", une comédie française fraîche et sympathique réalisée par olivier Baroux et avec Jean-Paul Rouve, Kad Merad et Mélanie Doutey.
Sur place vous pourrez découvrir une multitude d'éxpositions qui changent
tous les ans et qui varient entre auteurs confirmé et auteur débutant. En plus de BD, le cinéma à quand même sa place dans ce festival.
Festival qui, est de plus en plus commercial où chacun doit se battre pour obtenir son autographe, car là est l'un des buts principale de beaucoup de festivaliers. La première affiche d'ailleurs proposée par Lewis Trondheim en 2006 avait fait débat et avait finalement était refusé. Elle aurait déplu aux organisateur. Celle-ci méttait en scène un commerçant qui disait à un client : "Je vous ai mis une histoire de schtroumpfs avec vos frites".
Mais revenons en au cinéma, car même si vous n'êtes pas un fan invétéré de la BD vous trouverez peut-être votre bonheur en tant que cinéphile. La preuve, en avant première cette année, le dernier Hayao Miyazaki, "Ponyo sur la falaise", un documentaire sur la fabrication de "Valse avec Bachir", en présence du directeur artistique du film, une intervention de Marjane Satrapi et une conférence sur le film Tintin de Steven Spielberg (La Guerre des mondes, Arrêtes-moi si tu peux) et Peter jackson (King-Kong, Le Seigneur des anneaux).
Voilà donc un petit aperçu de ce festival accompagné de quelques photos (à découvrir dans l'album photo).
Premier jour :
Nous entendons parler de Peter Jackson et Steven Spielberg et de leur film sur Tintin à la radio. Nous regardons le programme et découvrons qu'une conférence est prévu aujourd'hui à 15 heure. Nous nous y rendons donc, armé de nos pass invité (merci à Gael) et nous asseyons confortablement dans la salle Nemo du CIBDI. Commence alors la conférence où le président, du futur musée Hergé Laurent de Froberville nous présente le projet ainsi que Joost Swart un dessinateur ayant connu Hergé. Après quelques minutes nous passons au FILM.
Et nous découvrons là un message éxclusif de "Steven Spielberg avec un S" et "Peter Jackson aveec un P" déguisés en Dupont et
Dupond, enregistré spécialement pour les féstivaliers aprés avoir été convaincu que le salon d'angoulême était l'équivalent du Comic-con de San Diego. Toutes photos et vidéo ayant été interdit, amicalement bien sûr, je ne puis vous fournir d'image. De plus le message étant en anglais la traduction sera un peu difficile. Toutefois je peux vous assurer que le tournage a commencé le Lundi 26 Janvier et qu'en gros ils sont content de faire film sur "un jeune reporter de 80 ans". Plus un numéro d'acteur qu'une annonce de scoops.
La conférence qui s'en est suivit, animée par Nick Rodwell ( le directeur général de la société Moulinsart, animateur de la Fondation Hergé et mari de Fanny Rodwell, veuve de Hergé alias Georges Prosper Remi) et Stephane Sperry (producteur partageant sa vie entre L.A et la France) vous en dira plus sur le film à venir.
Jamie Bell, qui est apparemment un "Tintinophil" assurera bien la fonction du reporter à la crête jaune (Non pas Titeuf, TINTIN). Le tournage a commencé Lundi, mais le scénario est toujours en écriture. Tintin n'aura pas de petite copine, l'histoire d'amour n'ayant pas été ajoutée au scénario (ni avec milou ni avec un homme d'ailleurs comme l'ont fait remarqué certaines personnes). Daniel Craig (Rackham le rouge), Gad Elmaleh (Omar Ben Salaad) et Andy Serkis (Capitaine hadock) seront bien au casting. Et le film sera tourné en Motion Capture pour respecter le style de Hergé. Hergé ayant donné son autorisation à Steven Spielberg pour un film sur Tintin en 1982.
Il n'a par ailleurs pas donné son autorisation pour une suite éventuelle à son oeuvre sur papier. Pour découvrir les suites de journaliste blond dessiné par un autre il faudra attendre 45 ans, pour une question de loi, a déclaré N. Rodwell. Le scénario du film devra donc être le plus fidèle possible. Et c'est là que certaines personnes restent sceptiques. Les films seront ils assez fidèles à la BD autant historiquement que
graphiquement ? Le film ne sera-t-il pas trop "américanisé" ?
La sortie est prévue en 2011, il adaptera entre autre "Le secret de la licorne", mais mélangera plusieurs tome. Les séances de cinéma se feront également accompagnées de lunettes 3D. Fin de la conférence. Pour plus de détails je vous invite à lire quelques passages de la conférence.
Pour terminer cette journée, nous avons admirer la grande exposition des présidents au CIBDI. Belle expo.
Deuxième jour :
Au programme : A 14 heure, rencontre junior avec Tome et Janry, les anciens auteurs de Spirou et auteurs du Petit Spirou. A 16 heure, secrets de fabrication du film d'animation "Valse avec Bachir" en présence de David Polonsky, le directeur artistique du film et coateur de l'album.
Tome et Janry ne sont pas venu, et David Polonsky avec 1H 30 de retard et nous avons les bonus du DVD de "Valse avec Bachir". Super ! Je suis donc parti avant qu'il n'arrive. Nous avons ensuite visité les chapiteaux des petits éditeurs et l'éxposition de Lucien sur le recyclage par Margerin.
Pas super comme journée.
Troisième jour :
Debout à 7h 30, devant le Manga Building à 8h 30 pour les place de Ponyo sur la falaise, le dernier Miyazaki en avant-première ce soir là. Une heure et demie d'attente bien récompensée puisque l'on repart avec trois places pour le film, ce soir à 20h.
La chasse à l'autographe est maintenant ouverte, nous pénétrons dans l'antre de l'enfer de la consommation : Les chapiteaux !!!
Dupuis, Glénat, Delcourt, Soleil, Casterman, tout y est.
Si vous y allez, attendez vous à entendre ou encore à dire des choses comme ça (Et oui car une fois entré toute humanité disparaît, il faut se battre pour son autographe mais aussi pour pouvoir marcher au milieu de cette foule. Attention aux organisés qui ont leurs petits sièges de camping dans les files d'attente. On les voit
pas toujours)
Vite il faut aller acheter "Note" pour que Boulet me la dédicace ! Va faire la queue pour Trondheim j'attends pour Larcenet moi ! On se retrouve au point info ! Pfff ça fait une heure que j'attends et il prend son café pile quand j'arrive... Je sais même pas si il revient. Non mais vous doublez pas ! J'étais là avant vous ma ptite dame !
Bref, vous l'aurez compris, la tension est à son comble. Il fait chaud, on en a marre d'attendre et en plus on se fait engueuler parce qu' on a doublé quelqu'un de deux centimètres.
Au final on ressort quand même heureux, une dédicace de -Boulet- (Notes, Ragnarok) et de Munuera (Spirou, Nävis) . Pas mal du tout.
20h, on se bat pour rentrer dans la salle de cinéma pour ensuite galérer à trouver une place convenable, la salle étant si bien faite que les rideaux de la scène cachent l'écran vu des places assises sur le côté. Et malheureusement il est interdit de s'asseoir sur les marches. Tant pis, on s'assoit sur le côté et on se mettra sur les marches quand le film commencera. La lumière s'éteint (et se rallume plusieurs fois : le projectionniste se bat avec la péllicule), le fameux logo ghibli bleu avec Totoro
apparaît. Le film commence, on se met discretement sur les marches. Ca y est, je suis en train de voir le nouveau Hayao Miyazaki tant attendu en avant-première. J'ai du mal à y croire. Trop content.
Quatrième jour :
Départ. Snif, snif... encore un an à attendre.
Vers 5h, je regarde quand même qui à gagné le grand prix pour l'année prochaine. C'est Blutch. Je connais pas. J'ai un an pour découvrir.
Lucas Charrier
Conférence sur Tintin le film à Angoulême
Un spectateur :
Est ce qu'il n'y a pas un risque que le fait que Tintin soit réalisé par les americains, celui-ci ne soit trop
américanisé et que ça ne garde pas l'ésprit Tintin ?
Stephane Sperry :
Alors, tout d'abord, c'est vrai que Spielberg est américain, mais en dehors de Spielberg, toute l'équipe, que se soit les acteurs, les auteurs ou les co-producteurs, en particulier Peter Jackson, ne sont pas des américains, et se sont des gens qui ont vécus avec Tintin. Peter était un fan de Tintin depuis l'âge de 9 ans. Donc, disons qu'ils sont extrêmement vigilants sur justement le fait de partir trop sur un film spéctacle. Nick et moi avons passé pas mal d'années ensemble à Los Angeles sur le sujet. A la fois sur la négociation et sur toute l'approche créative qui a pris beaucoup de temps, puisque en fait il fallait trouver la bonne formule. Au départ l'idée était de faire un film réel et on est partit sur ça puisque c'est ce qui avait le plus de sens, c'est à dire un visuel qui soit très proche de l'univers d'Hergé. On a des assurances aussi aujourd'hui par rapport au scénario sur lequelle il y a eu beaucoup de travail et on est aujourd' hui dans une position qui je pense nous permet, enfin en ce qui me concerne, et c'est plutôt à Nick de s'éxprimer là dessus mais on se sent quand même assez à l'aise sur ce projet.
Un spectateur : En quoi consiste la téchnique de Motion Capture ?
Stephane Sperry :
En ce qui concerne la technique de Motion cature (prononciation à l'anglaise), donc de capture éléctronique aprés un système de petit capteurs qui sont accrochés sur les acteurs, se fait en deux phases, c'est à dire que dans un premier temps, les gens sont tournés en plans avec des capteurs pour leurs membres, pour les mouvements, pour toute la gymnastique physique et dans un second temps, c'est plus concentré sur les expréssions du visage. Alors tout ça sera évidemment numérisé dans un ordinateur pour ensuite être rendu en 3D dans un premier temps avec des personnages qui sont déjà définis, c'est à dire qu'on peut avoir assez vite un rendu des personnages et puis des décors qui se font au fur et à mesure mais qui sont assez proche de l'univer
s Hergé sans être dans la ligne clair. Je pense que si il avait été là, ça lui aurait beaucoup plu.
Et à propos de la langue du film ? Français ou anglais ?
Nick rodwell :
Le film est tourné en anglais, mais je ne pense pas qu'ils vont tourner la même séquence en français. On tourne toujours dans une langue et ce sera en anglais. Chaque fois que Disney fait un film, il décide de choisir Chabat ou quelqu'un comme ça, une vedette du cinéma français pour un rôles bien précis. Mais ce sera clairement en anglais.
Lucas Charrier





















