jeudi 29 janvier 2009
Trainspotting
Choose Life. Choose a job. Choose a career. Choose a family. Choose a
fucking big television, choose washing machines, cars, compact disc
players and electrical tin openers. Choose good health, low
cholesterol, and dental insurance. Choose fixed interest mortgage
repayments. Choose a starter home. Choose your friends. Choose
leisurewear and matching luggage. Choose a three-piece suite on hire
purchase in a range of fucking fabrics. Choose DIY and wondering who
the fuck you are on Sunday morning. Choose sitting on that couch
watching mind-numbing, spirit-crushing game shows, stuffing fucking
junk food into your mouth. Choose rotting away at the end of it all,
pissing your last in a miserable home, nothing more than an
embarrassment to the selfish, fucked up brats you spawned to replace
yourselves. Choose your future. Choose life... But why would I want to
do a thing like that? I chose not to choose life. I chose somethin'
else. And the reasons? There are no reasons. Who needs reasons when
you've got heroin?
Choisir la vie, choisir un boulot, choisir une carrière, choisir une
famille, choisir une putain de télé à la con, choisir des machines à
laver, des bagnoles, des platines laser, des ouvres boîtes
électroniques, choisir la santé, un faible taux de cholestérol et une
bonne mutuelle, choisir les prêts à taux fixe, choisir son petit
pavillon, choisir ses amis, choisir son survet' et le sac qui va avec,
choisir son canapé avec les deux fauteuils, le tout à crédit avec un
choix de tissu de merde, choisir de bricoler le dimanche matin en
s'interrogeant sur le sens de sa vie, choisir de s'affaler sur ce
putain de canapé, et se lobotomiser aux jeux télé en se bourrant de
MacDo. Choisir de pourrir à l'hospice et de finir en se pissant dessus
dans la misère en réalisant qu'on fait honte aux enfants niqués de la
tête qu'on a pondu pour qu'ils prennent le relais, choisir son avenir,
choisir la vie. Pourquoi je ferai une chose pareille ? J'ai choisi de
ne pas choisir la vie. J'ai choisi autre chose, les raisons... Y' a pas
de raisons. On a pas besoin de raisons quand on a l'héroïne.
Paul Poitrenaud
☆☆☆☆☆Les césars du cinéma☆☆☆☆☆
Les césars du cinéma, le 27 février à Paris. Présenté par Antoine de Caunes et présidé par Charlotte Gainsbourg.
L'occasion pour moi de faire un petit retour en arrière sur cette année 2008 avec quelques commentaires ici et là pour vous donner mon impression sur les films que j'ai pu voir et sur les nominations, évidemment. Toutefois il y a un grand nombre de films que je regrette de ne pas avoir vu.
Les nominations :
10 nominations pour "Mesrine" (Jean-François Richet)
9 nominations "Séraphine"
9 nominations "Un conte de Noël"
8 nominations "Le premier jour du reste de ta vie"
5 nominations "Entre les murs" : )
5 nominations "Il y a longtemps que je t'aime"
3 nominations pour "Paris" : )
3 nominations pour "Deux jours à tuer" : )
2 nominations pour "Versailles"
1 nomination pour "Bienvenue chez les Ch'tis" (Dany Boon)
MEILLEUR FILM :
Entre les murs (Laurent Cantet) : )
Le premier jour du reste de ta vie (Rémi Bezançon)
Séraphine (Martin Provost)
Il y a longtemps que je t'aime (Philippe Claudel)
Mesrine (Jean-François Richet)
Paris (Cédric Klapisch) : )
Un conte de Noël (Arnaud Desplechin)
MEILLEUR REALISATEUR :
Arnaud Desplechin (Un conte de Noël)
Jean-François Richet (Mesrine)
Laurent Cantet (Entre les murs) : )
Martin Provost (Séraphine)
Rémi Bezançon (Le premier jour du reste de ta vie)
MEILLEUR ACTEUR :
Vincent Cassel (Mesrine)
François Xavier Demaison (Coluche)
Guillaume Depardieu (Versailles)
Albert Dupontel (Deux jours à tuer) : )
Jacques Gamblin (Le premier jour du reste de ta vie)
MEILLEUR ACTRICE :
Catherine Frot (Le crime est notre affaire)
Yolande Moreau (Séraphine)
Kristin Scott Thomas (Il y a longtemps que je t'aime) : )
Tilda Swinton (Julia) : )
Sylvie Testud (Sagan)
Je n'ai malhaureusement pas vu ni "Julia" ni "Il y a longtemps que je t'aime" mais je trouve tout de même ces deux actrices formidables (Burn after reading et Ne le dis a personne)
MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND RÔLE :
Benjamin Biolay (Stella)
Claude Rich (Aide-toi, le ciel t'aidera) : ) Un grand acteur.
Pierre Vaneck (Deux jours à tuer)
Roschdy Zem (La fille de Monaco) : ) Un super acteur-réalisateur (Mauvaise foie)
Jean-Paul Roussillon (Un conte de Noël)
MEILLEUR ACTRICE DANS UN SECOND RÔLE :
Jeanne Balibar (Sagan)
Anne Consigny (Un conte de Noël)
Karin Viard (Paris) : ) Excellente.
Elsa Zylberstein (ll y a longtemps que je t'aime)
Edith Scob (L'heure d'été)
MEILLEUR ESPOIR FEMININ :
Louise Bourgoin (La fille de Monaco) : )
Marilou Berry (Vilaine)
Déborah François (Le premier jour du reste de ta vie)
Léa Seydoux (La belle personne)
Anais Demoustiers (Les grandes personnes) : )
MEILLEUR ESPOIR MASCULIN :
Ralph Amoussou (Aide-toi, le ciel t'aidera)
Grégoire Leprince-Ringuet (La belle personne)
Marc-André Grondin (Le premier jour du reste de ta vie) : ) Super dans C.R.A.Z.Y
Pio Marmai (Le premier jour du reste de ta vie)
Laurent Capelluto (Un conte de Noël)
MEILLEUR FILM ETRANGER :
Eldorado
Le silence de Lorna
Gomorra
Into the wild : ) Magnifique
There will be blood : ) Epatant
Two lovers : ) Touchant
Valse avec Bachir
MEILLEUR SCÉNARIO ORIGINAL :
Bienvenue chez les Ch'tis (Dany Boon) Mouais, pourquoi pas...
Il y a longtemps que je t'aime (Philippe Claudel)
Le Premier jour du reste de ta vie (Rémi Bezançon)
Séraphine (Martin Provost)
Un conte de Noël (Arnaud Desplechin)
MEILLEUR ADAPTATION :
Deux jours à tuer (Jean Becker) : ) Superbe !
Entre les murs (Laurent Cantet): )
La Belle personne (Christophe Honoré)
Le Crime est notre affaire (Pascal Thomas)
Mesrine : L'Instinct de mort (Jean-Francois Richet)
MEILLEURE PREMIÈRE OEUVRE :
Home (Ursula Meier, Thierry Spicher)
Il y a longtemps que je t'aime (Philippe Claudel)
Mascarades (Lyes Salem)
Pour elle (Fred Cavayé)
Versailles (Pierre Schoeller)
MEILLEUR FILM DOCUMENTAIRE :
Elle s'appelle Sabine (Sandrine Bonnaire)
J'irai dormir à Hollywood (Antoine de Maximy) : )
La Vie moderne (Raymond Depardon)
Les Plages d'Agnès (Agnès Varda)
Tabarly (Pierre Marcel)
MEILLEUR SON
Jean-Pierre Laforce, Nicolas Cantin, Sylvain Malbrant pour Un conte de Noël
Olivier Mauvezin, Agnès Ravez, Jean-Pierre Laforce pour Entre les murs
Jean Minondo, Gérard Hardy, Alexandre Widmer, Loïc Prian, François Groult, Hervé Buirette pour Mesrine
Daniel Sobrino, Roman Dymny, Vincent Goujon pour Faubourg 36
Philippe Vandendriessche, Emmanuel Croset, Ingrid Ralet pour Séraphine
MEILLEURE MUSIQUE ÉCRITE POUR UN FILM
Jean-Louis Aubert pour Il y a longtemps que je t'aime
Marco Beltrami, Marcus Trumpp pour Mesrine
Michael Galasso pour Séraphine
Sinclair pour Le premier jour du reste de ta vie
Reinhardt Wagner pour Faubourg 36
MEILLEURE PHOTO
Laurent Brunet pour Séraphine
Robert Gantz pour Mesrine
Eric Gautier pour Un conte de Noël
Agnès Godard pour Home
Tom Stern pour Faubourg 36
MEILLEURS DÉCORS
Thierry François pour Séraphine
Emile Ghigo pour Mesrine
Yvan Niclass pour Home
Jean Rabasse pour Faubourg 36
Olivier Raoux pour Les enfants de Timpelbach
MEILLEURS COSTUMES
Madeline Fontaine pour Séraphine
Pierre-Jean Larroque pour Les femmes de l'ombre
Virgine Montel pour Mesrine
Nathalie du Roscoät pour Sagan
Carine Sarfati pour Faubourg 36
MEILLEUR MONTAGE
Laurence Briaud pour Un conte de Noël
Robin Campillo, Stéphanie Léger pour Entre les murs
Sophie Reine pour Le premier jour du reste de ta vie
Francine Sandberg pour Paris
Hervé Schneid, Bill Pankow pour Mesrine
MEILLEUR COURT-MÉTRAGE
Les miettes réalisé par Pierre Pinaud
Les paradis perdus réalisé par Hélier Cisterne
Skhizein réalisé par Jérémy Clapin
Taxi Wala réalisé par Lola Frederich
Une leçon particulière réalisé par Raphaël Chevènement
Lucas Charrier
mercredi 28 janvier 2009
☆☆☆☆☆ Les Oscars du cinéma ☆☆☆☆☆
La cérémonie des Oscars 2009 se déroulera le 22 février au théâtre Kodak de Hollywood à Los Angeles aux
Etats-Unis présenté par Hugh Jackman. C'est l'acteur Forest Whitaker et le président de l'Académie des arts et des sciences du cinéma Sid Ganis qui ont annoncés les nominations aux Oscars 2009, à Beverly Hills.
Les nominations :
-L’Etrange histoire de Benjamin Button : 13 nominations
-Slumdog Millionaire : 10 nominations
Meilleur Film :
- Frost / Nixon, l’heure de vérité
- Harvey Milk
- Le Liseur
- L’Etrange histoire de Benjamin Button
- Slumdog Millionaire
Meilleur Réalisateur :
- Ron Howard (Frost/Nixon, l'heure de vérité)
- Gus Van Sant (Harvey Milk) : )
- Stephen Daldry (Le Liseur)
- David Fincher (L’Etrange histoire de Benjamin Button)
- Danny Boyle (Slumdog Millionaire) : )
Meilleur Acteur :
- Frank Langella (Frost / Nixon, l’heure de vérité)
- Sean Penn (Harvey Milk) : )
- Brad Pitt (L’Etrange histoire de Benjamin Button) : )
- Richard Jenkins (The Visitor)
- Mickey Rourke (The Wrestler)
Meilleure Actrice :
- Meryl Streep (Doute)
- Melissa Leo (Frozen River) : ) (voir critique)
- Angelina Jolie (L'Echange)
- Kate Winslet (Le Liseur) : ) Super actrice, notament dans "Eternel sunshine of the spotless mind" de Michel Gondry.
- Anne Hathaway (Rachel Getting Married) : ) Super dans "Le diable
s'habille en prada".
Meilleur acteur dans un second rôle :
- Philip Seymour Hoffman (Doute)
- Josh Brolin (Harvey Milk)
- Michael Shannon (Les noces rebelles)
- Heath Ledger (The Dark Knight, le chevalier noir) : ) Impressionnant
- Robert Downey Jr. (Tonnerre sous les tropiques) : ) Hilarant
Meileur actrice dans un second rôle :
- Viola Davis (Doute)
- Amy Adams (Doute)
- Taraji P.Henson (L’Etrange histoire de Benjamin Button)
- Marisa Tomei (The Wrestler)
- Penélope Cruz (Vicky Cristina Barcelona) : ) Prenante
Meilleur scénario original :
- Be Happy (Mike Leigh)
- Bons baisers de Bruges (Martin McDonagh) : )
- Frozen River (Courtney Hunt) : )
- Harvey Milk (Dustin Black Lance)
- WALL-E (Peter Docter, Andrew Stanton) : ) (voir critique)
Meilleur scénario adapté :
- Doute (John Patrick Shanley)
- Frost / Nixon, l’heure de vérité (Peter Morgan)
- Le liseur (David Hare)
- L’Etrange histoire de Benjamin Button (Eric Roth, Robin Swicord)
- Slumdog Millionaire (Simon Beaufoy)
Meilleure photographie :
- Le liseur (Roger Deakins, Chris Menges)
- L’Echange (Tom Ster)
- L’Etrange histoire de Benjamin Button (Claudio Miranda)
- Slumdog Millionaire (Anthony Dod Mantle)
- The Dark Knight, le chevalier noir (Wally Pfister)
Meilleurs décors :
- L’Echange (Garyy Fettis, James J. Murakami)
- Les noces rebelles ( Debra Schutt, Kristi Zea)
- L’Etrange histoire de Benjamin Button (Donald Graham Burt, Victor J.Zolfo
- The Dark Knight, le chevalier noir (Nathan Crowley, Peter Lando)
- The Duchess (Rebecca Alleway)
Meilleurs costumes :
- Australia (Catherine Martin)
- Harvey Milk (Danny Glicker)
- Les Noces rebelles (Albert Wolsky)
- L’Etrange histoire de Benjamin Button (Jacqueline West)
- The Duchess (Michael O’Connor)
Meilleurs maquillages :
- Hellboy II les légions d’or maudites (Mike Elizalde, Thom Floutz)
- L’Etrange histoire de Benjamin Button (Greg Cannom)
- The Dark Knight, le chevalier noir (John Caglione Jr, Conor O’Sullivan)
Meilleur son :
- L’Etrange histoire de Benjamin Button (Ren Klyce, David Parker, Michael Semanick, Mark Weingarten)
- Slumdog Millionaire (Resul Pookutty, Richard Pryke, Ian Tapp)
- The Dark Knight, le chevalier noir (Lora Hirschberg, Ed Novick, Gary Rizzo)
- WALL-E (Ben Burtt, Tom Myers, Michael Semanick)
- Wanted : choisis ton destin (Petr Forejt, Chris Jenkins, Frank A.Montano)
Meilleur montage sonore :
- Iron Man (Christopher Boyes, Frank Eulner)
- Slumdog Millionaire (Tom Sayers)
- The Dark Knight, le chevalier noir (Richard King)
- WALL-E (Ben Burtt, Matthew Wood)
- Wanted : choisis ton destin (Wylie Stateman)
Meilleurs effets visuels :
- Iron Man (Shane Mahan, John Nelson, Ben Snow, Dan Sudick) : )
- L’Etrange histoire de Benjamin Button (Eric Barba, Edson Williams)
- The Dark Knight, le chevalier noir (Chris Corbould, Nick Davis, Paul Franklin, Tim Webber)
Meilleur chanson :
- Slumdog Millionaire (Maya Arulpragasam, Gulzar, A.R. Rahmar)
- WALL-E (Peter Gabriel, Thomas Newman)
Meilleure musique :
- Harvey Milk (Danny Elfman)
- Les Insurgés (James Newton Howard)
- L’Etrange histoire de Benjamin Button (Alexandre Desplat)
- Slumdog Millionaire (A.R. Rahman)
- WALL-E (Thomas Newman)
Meilleur court métrage :
- Manon le bitume (Elizabeth Marre, Olivier Pont)
- New Boy (Tamara Anghie, Steph Green)
- On the Line (Reto Caffi)
Meilleur court métrage d’animation :
- La Maison en petits cubes (Kunio Kato)
- Lavatory – Lovestory (Konstantin Bronzit)
- Oktapodi (Thierry Marchand, Emud Mokhberi)
- Presto (Doug Sweetland)
- This Way U (Adam Foulkes, Alan Smith)
Meilleur court métrage documentaire :
- Smile Pinki
- The Conscience of Nhem En
- The Final Inch
- The Witness – From the Balcony of Room 306
Meilleur film d’animation :
- Kung Fu Panda (Mark Osborne, John Stevenson)
- Volt, star malgré lui (Byron Howard, Chris Williams)
- WALL-E (Andrew Stanton) : )
Meilleur film documentaire :
- Encounters at the End of the World (Werner Herzog, Henry Kaiser)
- Le Funambule (Simon Chinn, James Marsh)
- Spielzeugland ( Jochen Alexander Freydank)
- The Betrayal (Ellen Kuras, Thavisouk Phrasavath)
- The Garden (Scott Hamilton Kennedy)
- The Pig (Dorte Hogh, Tivi Magnusson)
- Trouble the Water (Carle Deal, Tia Lessin)
Meilleur film Etranger :
- Departures
- Entre les murs : ) (voir critique)
- La Bande à Baader
- Revanche
- Valse avec Bachir
Lucas Charrier
Home ☆☆☆
Avec Isabelle Huppert, Olivier Gourmet, Adelaïde Leroux, Madeleine Budd, Kacey Mottet Klein...
Durée : 1h 37min
Une famille de trois enfants vit paisiblement au bord d'une autoroute abandonné jusqu'au jour où celle-ci est regoudronnée et réutilisé. Désespoir, tristesse et folie vont vite s'emparer de la famille alors totalement perdue et incapable de réagir de façon sensée.
Un début plutôt accrocheur, de bons acteurs des plans magnifiques et un synopsis original. Malheureusement cela ne suffit pas à faire de HOME un BON film.
Le rythme trop irrégulier et l'ensemble inégal de celui-ci font que l'on a du mal à entrer dans l'histoire et à être toucher par les aventures de cette famille passant des rires aux larmes et de la tranquillité à la démence.
Un premier film pas totalement raté car on y trouve quand même de bonnes choses, notamment dans les liens familiaux et dans les scènes de famille, bien qu'elles manquent
parfois de naturel, et dans les couleurs, les décors et plus généralement, les images.
La réalisatrice affirme et assume toutefois son univers personnel qui déplaira peut-être à certains qui le qualifieront de "bizarre". Pour ma part je m'en tiendrai à "étonnant", "touchant" bien que trop "foutraque".
A remarquer aussi, le jeu d'acteur pour le moins impressionnant de Kacey Mottet Klein intèrprétant le benjamin des trois enfants de façon remarquable.
Décevant certes, mais loin d'être mauvais.
Lucas Charrier
Frozen River ☆☆☆☆
Avec Melissa Leo, Misty Upham, Michael O'Keefe, Mark Boone Junior, Charlie McDermott, Dylan Carusona
Durée : 1h 37min
Dans une petite ville américaine à la frontière du Canada, Ray doit se battre pour enfin offrir à ses enfants la maison, ou plutôt le "double" (mobilhome) de ses rêves et bientôt quitter leur préfabriqué. Mais quand son mari, joueur invétéré, disparaît avec leurs économies, elle se retrouve seule avec ses deux fils, sans plus aucune ressource sauf celle de son travail qui ne lui rapporte malheureusement pas assez pour vivre convenablement.
Alors qu'elle essaie de retrouver la trace de son mari, elle rencontre Lila, jeune mère célibataire d'origine Mohawk, qui lui propose un moyen de gagner rapidement de l'argent : faire passer illégalement aux Etats-Unis des immigrés clandestins, à travers la rivière gelée de Saint Lawrence, située dans la Réserve indienne.
Ayant cruellement besoin d'argent à la veille des fêtes de Noël, Ray accepte de faire équipe avec Lila.
Pourtant, les risques sont élevés, car la police surveille les allers et venues, et la glace peut céder à tout instant...
(Synopsis : Allociné)
Pour son premier film , Courtney Hunt réalise un beau film, parfois agressif et pourtant si fin qui mélange le genre social et policier avec brio. Un super thriller politique sur les passages clandestins à la frontière canadienne mettant en scènes des personnages touchants joués avec force et sensibilité par des acteurs pour le moins talentueux. Des acteurs d'autant plus impressionnant que leur jeu est mis en avant de façon très appuyée grâce à une abondance de gros plan.
En plus de très beaux portraits, vous pourrez aussi découvrir
dans ce petit bijoux du cinéma américain les paysages glaciaux du Canada et du nord des Etats-Unis magnifiquement filmés par Courtney Hunt. Courtney Hunt trois fois récompensée avec le Grand Prix du Festival de Sundance 2008, et deux prix d'interprétations féminins pour Melissa Leo, au Festival de San Sebastian, et au 8ème Festival International du Film de Marrakech.
De plus, la réalisatrice à su se munir d'une superbe affiche rappelant l'éstetique de Fargo. Un détail, certes, mais qui peut avoir son importance.
Un film qui vaut le détour au moins pour ses acteurs, son histoire, et sa fin qui saura vous toucher j'en suis sûr.
Lucas Charrier
mercredi 21 janvier 2009
Claude Berri
Ayant inauguré notre blog avec un article sur "Ensemble c'est tout" nous nous devions de rendre hommage comme il se doit au grand homme de cinema qu'était Claude Berri décédé ce lundi 12 janvier 2009, à l'âge de 74 ans, des suites d'un accident vasculaire cérébral. "Ensemble c'est tout" était son dernier film certes, mais il faudra surtout s'en souvenir comme d' un très beau film, tendre et sincère.
N'ayant pas vu grand nombre de ses films, il me sera difficile de parler de ce grand réalisateur et producteur français. Je peux toutefois affirmer que Le Scaphandre et le papillon, La graine et le mulet, Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants, Les Sentiments, Ma femme est une actrice, L'Ours sont de très
beaux films et que Didier le chien et Astérix et Obélix : mission Cléopâtre de super comédies françaises. Je ne connaît donc qu'une de ses réalisations, Ensemble c'est tout, car tous les films énnoncés précédemment ne sont que certaines de ses productions.
Je tiens quand même à lui rendre hommage à ma façon, vous pouvez donc retrouver pour cela, ma toute première critique (quelque peu retravaillée), ci dessous.
Merci pour ces beaux moments de cinéma Monsieur Berri !!!
Lucas Charrier
http://www.lescesarducinema.com/#photos
http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=3434.html
http://www.allocine.fr/personne/filmographie_gen_cpersonne=3434.html
Ensemble c'est tout ☆☆☆☆☆
De Claude Berri
Avec, Audrey Tautou, Guillaume Canet, Laurent stocker et Françoise Bertin.
Durée : 1h 37min
A Paris, une jeune femme de ménage anorexique (superbe Audrey Tautou) habite au dernièr étage d'un immeuble dans une toute petite chambre. Au rez de chaussé, deux colocataires apparement inconciliables habitent dans l'appartement de Philibert qu'il partage avec Franck (excellent Guillaume Canet ) jeune cuisinier un peu perdu ( pas si excecrable que ça). Et dans sa maison, a la campagne, Paulette, la grand-mère de Franck (magnifique françois Bertin). Tout au long du film, tous vont apprendre à se connaître, à se parler, à s'aimer malgré leurs différences, bref à vivre ensemble... c'est tout.
Claude Berri nous emmène dans l'univers de Anna Gavalda avec finesse et légèreté en abordant dans le film, des sujets parfois délicats sans choquer ni gêner personne. Ces personnages, tous aussi différents les uns des autres, sont parfois maladroits et ne savent pas comment se dire qu'ils s'aiment. Ce film nous montre que, aussi different que l'on soit, qu'on soit bègue, anorexique, maniaque, odieux, penible ou timide, on ne peut avancer qu'avec les autres.
Quant au jeu d'acteurs, Guillaume Canet est excecrablement bon, Audrey Tautou excellement touchante
(quoique parfois très agaçante), Laurent Stocker formidablement timide et Françoise Bertin magnifiquement attachante. On voit aussi dans ce film des scènes de tous les jours filmées de la sorte que ce ne sont plus des images anodine, mais des plans exceptionnel. Le tout accompagné d'une bande-son en accord parfait avec les images tout en ajoutant un petit quelque chose qui fait la différence. Peut-être un peu de tendresse et de beauté tout simplement.
(Yves Montand, ...).
Au final on se dit qu'on vient de voir une belle et originale histoire d'amour.
Bref, un film à voir, un film qui fait du bien au cinéma français.
Lucas Charrier
jeudi 15 janvier 2009
lundi 12 janvier 2009
What's Eating Gilbert Grape ☆☆☆☆
Réalisé par Lasse Hallström.
Avec Johnny Depp, Juliette Lewis, Leonardo DiCaprio...
Durée : 1h 58min.
Gilbert Grape assume la responsabilité de chef de famille depuis le suicide de son père, 17 ans plus tôt. La famille, installée dans le fin fond de l'Iowa, vit paisiblement, tous reposés sur les bras de l'ainé, qui ne fait bientôt plus que vivre pour sa famille, s'oubliant lui même totalement.
Entre un mère énorme comme "une baleine échouée", un frère handicapé mentale (incroyablement interprété par le jeune et peu connu -à l'époque- Léonardo DiCaprio) , et deux sœurs peu intéressantes, l'une passionnée par ses dents, l'autre par la cuisine, Gilbert devra trouver l'équilibre pour ne pas devenir fou. Alors arrive Becky, une jeune fille très intelligente qui fera fondre le coeur de Gilbert, et lui apprendra à moins s'oublier.
What's Eating Gilbert Grape est un très beau film, desservi par des acteurs
étonnant : Johnny Depp, en
jeune homme au bord de la crise de nerf, trés juste, mais qui se voit néanmoins
voler la vedette par l'impressionnante prestation de Leonardo DiCaprio, qui, malgré son handicap mental, ne tombe jamais dans la vulgarité ou l'excès (cf. Simple Jack) et est très attachant. Quant à Juliette Lewis, elle est en harmonie parfaite dans la vie de Gilbert et est très touchante.
Seul point regrettable, les doublages n'étant pas extras, le DVD ne bénéficie pas de sous titres français si l'on regarde le film en anglais.
Gilbert Grape n'en demeure pas moins un excellent film.
Paul Poitrenaud
dimanche 11 janvier 2009
BO Billy Elliot
Découvrez The Jam!
samedi 10 janvier 2009
Burn after reading ☆☆☆☆
Réalisé par Joel Coen et Ethan Coen.
Avec George Clooney, Brad Pitt, Frances McDormand, John Malkovich, Tilda Swinton...
Durée : 1h 35min.
Osborne Cox, analyste à la CIA, est convoqué à une réunion ultrasecrète au quartier général de l'Agence à Arlington, en Virginie. Malheureusement pour lui, il découvre rapidement l'objectif de cette réunion : il est renvoyé. Cox ne prend pas très bien la nouvelle. Il rentre chez lui à Georgetown pour écrire ses mémoires et noyer ses ennuis dans l'alcool - pas nécessairement dans cet ordre. Sa femme, Katie, est consternée, mais pas vraiment surprise. Elle a une liaison avec Harry Pfarrer, un marshal fédéral marié pour qui elle décide alors de quitter Cox.
Quelque part dans une banlieue de Washington, à des années-lumière de là, Linda Litzke, employée au club de remise en forme Hardbodies Fitness, a du mal à se concentrer sur son travail. La seule chose qui l'intéresse, c'est
l'opération de chirurgie esthétique d'ampleur qu'elle désire subir. Elle compte sur son collègue, Chad Feldheimer, pour faire son boulot à sa place. Linda est à peine consciente que le directeur de la salle de sport, Ted Treffon, est fou d'elle, même si elle rencontre d'autres hommes via Internet.
Lorsqu'un CD contenant des informations destinées au livre de Cox tombe accidentellement entre les mains de Linda et Chad, tous deux décident de tirer parti de cette aubaine. Alors que Ted se fait du souci, persuadé que "rien de bon ne sortira de tout ça", les événements se précipitent et échappent bientôt à tout contrôle, occasionnant une série de rencontres aussi dangereuses qu'hilarantes...
Après le plus sèrieux "No country for old men", les frères cohen signent là une grande farce du cinéma. Un
trhiller humoristique totalement barré mais aussi très léger. Un film d'abruti finalement, puisque presque tous les personnages sont complètement à la masse. Des crétins pour faire simple. Un film totalement loufoque et imprévisible qui enchaîne surprise sur surprise, folie sur folie et parfois même gag sur gag.
Un film d'autant plus réussit que tous les acteurs sont formidables. Tilda Swinton est éxcécrablement bonne, John Malkovich est étonnant de folie et Frances Mc. Dormand est toujours aussi grandiose dans l'univers des frères Cohen qu'elle connaît bien. Quant à Brad Pitt et George Clooney, et bien si vous vouliez les voir se ridiculiser (le fait qu'ils soient ridicule ne veut pas dire qu'ils jouent mal, au contraire), allez y.
Et surtout n'hésitez pas, car vous passerez un super moment de rire et de frisson.
Un bon moment de cinéma au final.
Lucas Charrier
















