mercredi 1 juillet 2009
Transformers 2 : La Revanche ☆
Réalisé par Michael Bay 
Avec Shia LaBeouf et Megan Fox.
Durée : 2h 31min.
"On dirait que yaurait des robots gentils et des robots méchants extraterrestres avec des noms compliqués et qu' ils chercherait un carré pour connaître plein de trucs pour être les plus forts et pour être les maîtres du monde et de leur planète. Mais yaurait le chef des robots gentils il serait mort alors il faudrait demander à l'ancêtre des robots qui était méchant avant mais que maintenant il est gentil parce que les méchants ils sont vraiment méchants quand même. Ils sont tout noir et ils vivent dans l'obscurité et tout et tout alors c'est pas cool. Et l'ancêtre il leur dirait que pour ressusciter leur copain il faut trouver une vieille clé dans un tombeau de robot. Alors la ils se téléportent en Egypte et ils trouvent les clé mais elle est en poussière alors ils prennent quand même la poudre et ils vont revivre leur copain robot et lui il tue les robots méchants mais pas tous parce que y en a qui s'enfuit comme ça ils reviendront plus tard. Et les gentils ils ont gagnés."
Voilà en gros l'histoire, en plus simplifiée et moins complexe, du dernier chef d' oeuvre de Michael Bay.
Le réalisateur (si on peut appelé ça un réalisateur) américain Michael Bay a certainement du retrouver un
vieux torchon qu'il avait écrit quand il n'avait alors que cinq ans. Dit donc il était évolué le petit Michael me direz-vous ? Je pourrais vous répondre "oui" mais ayant vu le film je serais plutôt tenté par un petit "NON". En tout cas j'espère pour lui qu'il n'a pas écrit ça adulte parce que sinon c'est plutôt effrayant. Je serais lui je n'aurais même pas mis mon nom au générique tant cette chose qu'on appelle apparemment un "film", "une création" et non pas un "effet spécial à lui tout seul" ou encore un "cliché ambulant" ou même un "cirque". Car si son film ne ressemble à rien on peut toutefois l'assimiler à une comédie tant il est ridicule. Le problème c'est que le petit Michael ne l'a pas fait exprès. Il a rassemblé toute les répliques américaines les plus clichés, les plus inutiles, les plus débiles, les plus (la liste est longue)... et les a légèrement adapté à son "film". Il les a juste transférés sur des robots (ou des militaires). Mais
quelle originalité mon petit !
Non parce que quand même il a bossé le petit Michael, avec un budget qu'on ne préfère même pas imaginer il a réalisé un "film" de 2h 30 qui n'a aucun autre intérêt que d'en mettre plein la vue. C'est 2h 30 d'effet spéciaux non-stop. On est à peine assis qu'il nous balance déjà une explosion nucléaire et une fin du monde en vue. Les effets spéciaux ça va cinq minutes. Au début on trouve ça esthétique même jolie. Mais à la fin, que dis je, au début, au milieu et à la fin, avec à peine deux minutes de pause entre chaque scène d'action ça en devient totalement insupportable et fatiguant.
Le petit Michael mise donc tout sur son histoire plus qu'embrouillé, incompréhensible, cliché (y a pas un mot plus fort ?) et farfelue et sur les effets spéciaux. Mais ce qu'il ne sait peut être pas c'est que ce qui sauve une infime partit de son film, c'est son acteur Shia LaBeouf. Quant à son actrice, ou plutôt son mannequin, Megan Fox qui est belle et qui le sait. Mais à la limite en s'en fiche un peu de son jeu puiqu' elle passe la moitié du film avec un décolleté pas dégueu et un mini short ma fois plutôt sympathique.
Tout est réunit pour faire de "Transformers 2 : La Revanche" (Le titre est assez représentatif déjà) le pire film de l'année si ce n'est du siècle (d'accord j'exagère peut-être un peu).
Lucas Charrier
vendredi 26 juin 2009
☆☆☆☆☆ Interview ☆☆☆☆☆
Une fois mis en contact avec Roger Arpajou, photographe de plateau méticuleux dans le choix de ses films
nous nous rencontrons à la cinémathèque de Toulouse pour un entretien de 36 minutes. Vous remarquerais l'hétérogénéité de sa filmographie qui varie entre grosses productions (Mesrine, Indigène...) et films d'auteurs plus intimistes. Mais toujours des films qui ont un sens et qui ont pour lui une certaine valeur. Ses photos, vous les connaissez donc : Elles étaient d'ailleurs présentes à cannes cette années 2009 dans trois long métrages dont "Un prophète" qui remporta le Grand prix du jury.
Rencontre avec un photographe soucieux d'être fidèle à un film et à son ambiance et de le faire vivre à travers de "simples" images fixes pour de retranscrire toute l'oeuvre d'un metteur en scène, ses histoires et ses personnages sur une photographie.
Interview de Roger Arpajou, photographe de plateau :
Clapmag : Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste votre métier et comment il fonctionne ?
Roger Arpajou : La fonction du photographe de plateau c'est de fournir des photos qui doivent servir à la promotion d'un film. Cela peut être les photographies d'exploitation qui sont affichées dans les cinéma comme celles qui serviront pour l'affiche et le dossier de presse pour la vente à l'étranger. C'est-à-dire toute la matière première qui va servir à la production au sens large du terme.
Clapmag : En revanche vous ne réalisez pas l'affiche du film ?
R.A : Absolument. En général ils mettent plusieurs graphistes en compétition et ils retiennent le projet qui les intéresse vraiment.
Clapmag : Quelle est votre formation ? Est-ce qu'il y a une école spéciale pour devenir photographe de plateau ?
R.A : Non, je dirais plutôt que c'est sur le tas. Toutefois il y a une formation de base technique propre à tous les photographes. Je suis passé par l'ETPA à Toulouse et à partir de là j'ai commencé à faire un petit peu de reportages, et j'ai commencé sur mon premier tournage autour de 1987 et de là je suis allé de film en film.
Clapmag : Qui vous contacte pour vous demander de travailler sur un film ?
R.A : Ca peut être soit la production, soit un comédien. Il y a plusieurs possibilités d'entrée. Soit juste par un directeur de production qui est habitué à travailler avec moi et avec qui j'ai déjà fait un film. Un acteur qui me connaît peut aussi me recommander auprès de la production.
Clapmag : Comment se passe la prise de photo sur le tournage ?
R.A : En principe nous avons un espace de liberté qui nous permet de faire des photographies. Soit pendant les répétitions, soit pendant les prises ou éventuellement nous pouvons redemander à la fin de la prise, rien que pour nous, de rejouer la scène pour la photo. Il y a donc ces trois possibilités. Pour faire des images pendant les prises de son il y a un système pour insonoriser le boîtier photo. Forcement puisqu'on est en son direct et aucun bruit n'est toléré sur un dialogue ou autres scènes. Nous avons donc un petit caisson allu qui s'appelle un BLIM dans lequel on met l' appareil photo. Nous commandons à distance et ça insonorise totalement le boîtier. Ce qui fait qu'on peut capter, et moi c'est ce que en général je préfère, l'émotion pendant la vraie prise, la caméra faisant diversion nous pouvons travailler. Les comédiens ne me voient pas et on arrive ainsi à obtenir la bonne expression, la bonne émotion pendant la scène qui sera dans le film. Après on ne sait pas si ce sont les photos qui ont étés faites pendant la prise qui vont être montrées mais on est dans l'ambiance générale.
Clapmag : Avez-vous des impératifs pour respecter l'image du film ?
R.A : La finalité, c'est de faire un travail dans l'esprit de ce que fait le metteur en scène. Il faut respecter la lumière du chef opérateur, les comédiens, et aussi ce que veut dire le metteur en scène. Il ne s'agit pas de faire un travail uniquement personnel sur mon regard sur le film. Cela fait partie d'une approche, mais pour la photographie de plateau je dois être en totale osmose avec le réalisateur.
Clapmag : Pouvez-vous nous parler du dernier Jaques Audiard sur lequel vous avez travaillé ?
R.A : Le dernier Jaques Audiard a été une expérience vraiment incroyable puisque il était en recherche permanente. Il n'arrive pas le matin avec une idée très conçue de ce qu'il va faire. Il arrive dans un lieu, il s'imprègne du lieu, il cherche en permanence... Bref, il n'a rien d'établi déjà dans sa tête. Donc il faut qu'on soit tous sur le qui-vive pour capter l'essentiel de son cinéma. C'est un cinéma vivant qui est en mouvement permanent. Donc ça a été une expérience incroyable. Il travaille en plus avec un chef opérateur, Stéphane Fontaine qui a eu un César d'ailleurs sur le précédent film de Jacques Audiard, qui est donc un habitué, et qui a une caméra à l'épaule. A 99% c'est filmé à l'épaule, donc en mouvement permanent ce qui veut dire que nous il faut que nous soyons en veille puisque à un moment donné, la caméra peut tourner à 360%. La caméra est extrêmement mobile. Ce qui implique que toute l'équipe technique doit déjà bouger avec mais en plus être vraiment vigilante. Je pense au son et à tous ces éléments qui sont derrière la caméra qui doivent être pris en compte. Il n'y a rien d'établi à la différence de certains metteurs en scène qui arrivent le matin et qui disent "voilà où je met ma caméra, on va faire un travelling de là à là", il n'y aura pas de surprise. Tandis que là, il est vraiment prêt à capter sans arrêt même des éléments extérieurs. Il est même arrivé plusieurs fois que entre deux prises la caméra soit posée par terre du coup ça donne un cadre particulier sur le ciel, sur un mur, sur un petit détail et lui il voit ça et dit "je veux ça !". Et après il l'incruste dans son montage. Donc c'est un cinéma que je qualifierais presque de total.
Clapmag : Et c'est plus agréable ou moins agréable ?
R.A : Moi je préfère ça même si il y a une structure derrière. Être sur le qui-vive... Ca permet d'attraper des choses insoupçonnées. C'est pour ça que son cinéma est vraiment exceptionnel. On le voit à fleur de peau, il est très sensuel. Il laisse la porte ouverte à des surprises.
Clapmag : Cette année, Mesrine sur lequel vous avez travaillé a été nominé aux Césars pour la meilleure photo. Êtes-vous directement concerné ?
R.A : Quand on dit meilleure photographie en fait c'est le travail du chef-opérateur. Moi c'est la photographie de plateau. Moi je ne fais que retranscrire les options que lui a choisit en lumière, en cadre. C'est donc lui qui est nominé : Robert Gantz. Et pour la photographie de plateau il n'y a pas de prix.
Clapmag : Avez-vous des projets ?
R.A : Je vais faire la suite historique et chronologique de "Indigènes" qui va s'appeler "Hors-la-loi", qui va être à nouveau réalisé par Rachid Bouchareb. L'histoire va démarrer à la fin d'"Indigénes" dans les années 1945. Il est question d'aller tourner autour de l'Indochine un peu autour de Dien Bien Phu et puis aprés de revenir jusqu'à la guerre d'Algérie, c'est-à-dire ses débuts jusqu'à l'indépendance avec quasiment les mêmes personnages.On va bouger géographiquement l'histoire va aussi se passer dans les bidonville algériens à Paris, au moment des porteurs de valise et du FLN, dans cette pèriode là. Jusque'en 1962 ou 1963. On reprend les mêmes acteurs. On s'est juste projeté dans l'histoire parce que quand Rachid Bouchareb a enquêté pour "Indigènes" il a fait deux ans d'interview d'anciens combattants et s'est aperçu que ces combattants là, une fois qu'ils la seconde guerre mondiale terminée, ils sont restés dans l'armée et ils ont continué à mener la guerre d'Indochine... Ce fut les mêmes bataillons qui libérèrent la France et qu'on a retrouva en Indochine et en Afrique du Nord.
Clapmag : Votre filmographie est très hétérogène. Comment l'expliquez-vous ?
R.A : Il est vrai que je travaille sur des films d'auteur à petit budget qui ont quand même un sens et sur des machines au budget plus important voire très très gros comme "L'ennemi public" et "Indigène", et aussi des films sans comédiens connus et à la fois d'autres films plus lourd avec des têtes d'affiches. Ce qui m'amuse c'est de changer un petit peu de style.
Par exemple je rêvais d'aller tourner en Italie et j'ai fait le dernier film de Marco Ferreri. J'ai aussi tourné avec Giulietta Masina qui été l'épouse de Fellini. Donc ce sont des films que j'ai particulièrement à coeur. Après on est attaché plus ou moins sentimentalement à des films. Souvent aussi le fil conducteur, c'est qu'il y a un voyage derrière. Donc c'est aussi ce qui me motive particulièrement..
Clapmag : Comment choisissez vous vos films ?
R.A : Il y a des periodes je choisis, d'autre je n'ai pas le choix. Le photographe est contacté très souvent en dernier car ce n'est pas une pièce maîtresse de la fabrication du film. Notre travail intervient au moment de la sortie du film. Des fois 5 ou 6 mois après la fin du montage à ce moment là on se plonge dans les photos de plateau pour la promotion.
Clapmag : Vous êtes tous les jours sur le tournage ?
R.A : Tous les films sur lesquels j'ai travaillé, j'y étais en permanence. J'étais là tous les jours, sur tous les plans et j'y tiens particulièrement parce qu'il y a parfois des photos qui arrivent à des moments insoupçonnés. On peut avoir un jour une photo qui va être un peu la synthèse du film et qu'on n'a pas vu arriver. C'est pour ça que j'insiste vraiment pour être présent tous les jours. Déjà pour être accepté par les autres techniciens, par les comédiens, le metteur en scène et la production pour faire partie intégrante de l'équipe. Ca paraît indispensable pour obtenir des résultats. Si on vient ponctuellement, on passe forcement à côté et quand on est intéressé par une image, on a pas le poids suffisant et la considération pour qu'on nous accorde cette photo. C'est vraiment un travail d'équipe, autant la photographie est une discipline en principe un petit peu individualiste autant là on est vraiment intégré à une équipe et on peut difficilement fonctionner tout seul. On est obligé de travailler en équipe, je pense par exemple au chef-opérateur ou aux électros. Si on a besoin de modifier une lumière, ou après une coupure par exemple de prolonger la lumière. Il faut à ce moment là solliciter un peu tout le monde. C'est donc un vrai travail d'équipe et avec un petit peu d'expérience on sait à quel moment on peut intervenir. C'est une histoire de feeling.
Il faut ressentir le plateau.
Clapmag : Vous recevez beaucoup de propositions de films ?
R.A : Ca dépend des périodes, des fois je peux avoir deux ou trois scénarios, et puis des fois attendre le prochain. Il n'y a pas de règle. Mais là c'est vrai que depuis une dizaine d'années, je commence à être contacté bien avant. En amont du projet pour déjà fixer des dates de la part de personnes et de productions avec qui j'ai l'habitude de travailler.
Clapmag : Et des films comme Indigène ou Mesrine aident-ils à avoir /plus/ (davantage) de propositions ?
R.A : Effectivement, si un producteur regarde mon curriculum vitae et voit qu'on m'a confié des gros budget, il n'hésitera pas à me contacter. Car il y a quand même une certaine hiérarchie, c'est à dire que plus on monte plus on nous confie des gros budgets. Ce sont donc des références effectivement qui ont marqué la profession et le public. Il suffit de donner trois quatre titres de films qui ont du prestige ou un poids économique.
Clapmag : Comment définiriez vous la photographie de plateau en quelques mots ?
R.A : Quelque soit le caractère du film, l'exercice reste le même, il s'agit de garder les images emblématiques d'un film. De ne pas le trahir, d'être vraiment dans l'esprit. Et en termes de publicité il faut vendre le film et ne pas faire une publicité décalée par rapport à la réalité du propos du film. L'idée c'est de se plonger dans l'univers, de faire abstraction de sa démarche photographique et de mettre tout son savoir faire au service de la promotion et du sens du film. Ca c'est une vraie définition de la photo de plateau ça va au delà du simple exercice photographique et technique. Le propos n'est plus de bien exposer ou de bien cadrer la photo. Ca va au delà. Ce sont des automatisme qu'on est censé avoir acquis pour ainsi les mettre au service du film.
Clapmag : Qui choisit de diffuser telle ou telle photo ?
R.A : Tout ce qui touche à la photo, c'est le travail des producteurs. Nous on donne tout ce qui est techniquement exploitable. On peut ou pas, ça dépend des productions, faire déjà une petite sélection pour dégrossir un peu la masse de photos. En général toute ces photographies sont revues entièrement et à ce moment là une promotion est lancée dans une direction ou dans une autre, généralement après la fin du montage et c'est là qu'il faut avoir toutes les photos pour faire face à toute les demandes. Si on décide de lancer la promotion davantage dans l'histoire, plus sur les comédiens ou sur l'aventure, à ce moment là il faut que le producteur trouve les photos nécessaires à la promotion dans la direction qu'il a choisie. Il faut donc être relativement éclectique, c'est à dire ne pas se limiter aux comédiens. Il y a toute une approche très large.
Clapmag : Avez vous une influence pour le choix de la photo de l'affiche ?
R.A : On peut me consulter mais ce n'est pas moi qui ai le dernier mot. Là c'est le producteur qui en parle au réalisateur. Mais c'est toujours un avis facultatif. L'avis définitif c'est le producteur ou le distributeur. Le producteur parce que c'est lui qui donne l'argent nécessaire à la promotion : Les affiches et leurs emplacements par exemple.
Clapmag : Y a t-il des séances photos avec les acteurs en dehors du tournage ?
R.A : C'est possible, on peut l'envisager mais moi je ne suis pas trop dans cet esprit là. Moi l'idée c'est d'obtenir l'image vraiment en situation parce que du coup il y a une émotion qui passe, il y a un mouvement. Il y a beaucoup de choses qu'on retrouvera pas forcement en studio, avec une image posée, avec des flashes, quelques mois après le tournage. Pour moi le challenge c'est d'avoir LES images qui sont vraiment dans l'esprit. De les piquer sur le moment pour avoir l'ambiance. Il y a un champ à ces images qu'on ne retrouve pas ailleurs.
Clapmag : Quelle est votre relation avec les acteurs ?
R.A : C'est une partie vraiment importante. On doit vraiment être en osmose avec les comédiens pour optimiser leur image car ils ont un droit de regard sur les images , du moins pour les acteurs principaux. Une fois la sélection faite, il peuvent choisir, retenir ou écarter des images. C'est à partir de leur validation que l'on peut déterminer les choix. Il est évident qu'il faut vraiment travailler main dans la main avec les comédiens. On peut difficilement imaginer qu'il y ait incompatibilité d'humeur entre le photographe et le comédien sinon on va quasiment à l'échec. Il faut qu'il y ait une complicité évidente, qui est après d'un degré plus ou moins amical. Tout le monde a intérêt à ce que sa se passe bien puisque le comédien aura des images et moi aussi donc tout le monde est un petit peu satisfait.
Clapmag : Certains comédiens peuvent-ils avoir certaines exigences par rapport à la prise de photo ?
R.A : Oui bien sûr. Je pense à certains comédiens. On doit vraiment les photographier dans les conditions optimales, avec la bonne lumière, le bon profil. Sachant qu'ils ont droit de regard sur les photos. Car il faut toujours raisonner en terme de promotion. C'est très réducteur de dire que le film est un produit mais il y a aussi cette dimension là et on doit le valoriser au mieux avec les techniques dont on dispose.
Clapmag : Quelle est votre relation avec le réalisateur ?
R.A : La relation avec le réalisateur est plutôt d'ordre éthique c'est à dire la manière dont on voit son tournage pour toujours être en harmonie. Car il a une connaissance totale de son scénario. Moi j'aime bien le faire parler avant pour savoir s'il a déjà une image préconçue de son film. Et à ce moment-là moi je travaillerais plus dans cette direction. Il faut créer une harmonie entre tous les intervenants puisque chacun a sa vision du film. Le producteur, les acteurs, le réalisateur...
Clapmag : Quel rôle joue la photographie de plateau dans la promotion d'un film ?
R.A : On arrive des fois à vendre un film rien que sur le dossier de presse et sur le choix des photos. Puisque la production a parfois décidé de ne pas montrer d'images pour ménager un certain suspens. Et à ce moment là, le seul élément tangible qu'ils ont sous la main, ce sont les photos. Ca a été le cas de "Mesrine", la production avait décidé de ne pas montrer d'images au moment de Cannes et donc "Mesrine" a été vendu à partir de mes photos dans plusieurs pays. La photo est aussi un bon moyen pour inciter un client. Quand celui-ci hésite au cinéma, la photo peut créer le déclic. Si une photo ou une affiche lui parle, ça peut être un élément déclencheur. Il n'y a pas que les extraits qu'on peut voir à la télé ou ailleurs.
Clapmag : Quels sont les droits d'auteur à respecter ?
R.A : Il y a plusieurs familles de photos à respecter. Il y a celles qu'on appelle libres de droit. En général ça tourne à environ cinq ou six photos qui sont données à la presse pour faciliter la promotion ou l'illustration d'un article. Et après il y a une deuxième choix plus large qui peut être confié à la production ou à une agence de presse à ce moment là les photos sont payantes mais il y a un choix plus large. Donc effectivement le copyright n'apparaît pas tout le temps. Très souvent les photos libres de droits sont signées "DR" : droits réservés. Elles appartiennent à la production, personne ne peut les utiliser et s'approprier les droits mais le photographe ne revendique pas les droits dessus. Ca fait partie d'un lot de photos qui est donné.
Clapmag : Quand par exemple on veut mettre une photo sur son site, est-ce que c'est possible de la mettre sans aucune information sur son auteur ?
R.A : En théorie, il faudrait pouvoir la signer mais on n'a pas forcement l'information car au départ la production ne signe pas toujours leurs photos. Et là il y a un défaut du système. Si tu trouves tes photos sur des sites officiels du film, il y a des photos à télécharger, qui sont libres de droits et celles là tu peux en disposer. Mais juste pendant la promotion. En dehors de la promotion, les copyright et les droits d'auteurs doivent être respectés. Sur l'affiche par contre ils ont obligation de signatures.
Cette notion de droits d'auteur n'est malheureusement pas respectée. Très souvent les spectateurs pensent que les images sont extraites du film. Alors que derrière chaque image il y a toujours le travail d'un photographe de plateau. Il y a toujours un décalage entre l'image fixe de l'appareil photo et l'image animée de la caméra. Puisque la caméra dispose de 24 images par secondes alors que nous en une image on doit faire la synthèse d'une scène ou parfois même d'un film. La difficulté de l'exercice elle est là. La photo doit être assez forte pour raconter tout ce qu'une séquence raconte et pour donner envie de voir le film.
Clapmag : Quel est le statut du photographe de plateau sur un tournage ?
R.A : Le photographe de plateau appartient à l'équipe caméra. Au générique de fin, il y a souvent dans cet ordre, 1er assistant, 2ièm assistant, un stagiaire et ensuite le photographe de plateau. Le photographe de plateau vient de la promotion et de la communication. Aux Etas-Unis, il y a un budget qui comprend toute la fabrication et la promotion d'un film. Ils sont plus axés sur la promotion. Alors qu'en France, le budget est plus souvent destiné à la fabrication d'un film. La promotion est un peu mise de côté.
Clapmag : Vous avez déjà travaillé aux Etats-Unis ou avec des réalisateurs américains ?
R.A : Oui en effet, j' ai travaillé avec des réalisateurs étrangers. J'ai travaillé une fois aux Etats-Unis mais avec un réalisateur français. J'ai par contre déja travaillé directement pour une production américaine mais c'était en Afrique, au Rwanda.☆
Actuellement Roger Arpajou viens de terminer le long métrage de Karim Dridi avec Marion Cotillard et Guillaume Camet et est sur le point de démarrer "Hors la loi" de Rachid Bouchareb pour 6 mois de tournage.
Propos recueillis pas Lucas Charrier à la Cinémathèque de Toulouse le 18/04/09.
Photos : Lucas Charrier.
Remerciements : La cinémathèque de Toulouse, Dominique Blanc, Valérie Mazouin et Jean-christophe Charrier.
Un grand merci à Marie Angelé et Roger Arpajoux.
Les Beaux gosses ☆☆☆☆
Réalisé par Riad Sattouf
Avec Vincent Lacoste, Anthony Sonigo, Alice Tremolières, Julie Scheibling, Camille Andreys, Robin Duverger, Baptiste Huet, Simon Barbier, Irwan Bordji, Loreleï Chenet, Sihem Namani, Salomé Durchon, Louis Bankowsky, Yanis Ait-Ali, Noémie Lvovsky, Irène Jacob, Emmanuelle Devos, Yannig Samot, François Hassan Guerrar, Valeria Golino, Marjane Satrapi, Jean-Pierre Haigneré, Jeannick Gravelines, Riad Sattouf...
Durée : 1h 30min.
Hervé, 14 ans, est un ado moyen. Débordé par ses pulsions, ingrat physiquement et moyennement malin, il vit seul avec sa mère. Au collège, il s'en sort à peu près, entouré par ses bons copains geeks et gros losers. Sortir avec une fille, voilà qui mobilise toute sa pensée. Hélas, dans ce domaine, il accumule râteau sur râteau, sans toutefois se démonter.Un jour, sans très bien comprendre comment, il se retrouve dans la situation de plaire à Aurore, l'une des plus jolies filles de sa classe.
"Les beaux gosses" n'est pas seulement un film sur l'adolescence et tout
ce qu'elle a de plus ingrat dans certains cas. C'est aussi un film sur une période importante de la vie d'une personne. Période qui marque un changement psychologique important. Ce que Riad Sattouf a très bien su mettre en scène.
Pour son premier film il fait fort puisqu'il réalise une comédie sans tabous, audacieuse et originale sur l'adolescence et tout ce qu'elle entraîne de "ridicule". Ici pas de politiquement correct ni de gentils clichés, ici les ados sont des bon gros obsédés comme il faut, des abrutis finis, des boutonneux crasseux, des geeks... Bref tout dans la caricature, mais "Les Beaux gosses" n'en reste pas moins un bon film, hilarant certes mais tout aussi touchant de par son analyse, bien que très caricaturale, des adolescents et de
leurs sentiments. Mais attention, quand je parle de caricature, je parle bien sûr de caricature positive si je puis dire. Ce film va faire du bien au cinéma français qui souffre de toutes ses comédies française sur la jeunesse. Je ne dis pas qu'elles sont toutes concons (Quoique...) et mals faites mais là Sattouf n'a pas peur de dire et n'insinue pas gentiment les choses gênantes à montrer.
De plus il a su se créer un casting de béton d'abord grâce aux ado qui sont pour le moins impressionnants mais aussi grâce à l'excellente Noémie Lvovsky.
Lucas Charrier
Very Bad Trip ☆☆
Réalisé par Todd Phillips
Avec Bradley Cooper, Ed Helms, Zach Galifianakis, Justin Bartha, Heather Graham, Sasha Barrese, Jeffrey Tambor, Ken Jeong, Rachael Harris, Mike Tyson...
Durée : 1h 30min.
Au réveil d'un enterrement de vie de garçon bien arrosé, les trois amis du fiancé se rendent compte qu'il a disparu 40 heures avant la cérémonie de mariage. Ils vont alors devoir faire fi de leur gueule de bois et rassembler leurs bribes de souvenirs pour comprendre ce qui s'est passé.
Malgré une idée de départ intéressante Todd Phillips n'a pas su exploiter tout le potentiel de son scénario. Ainsi, il ne réussit à nous décrocher que quelques sourires. Cette comédie qui se veut déjanté manque de rythme et propose beaucoup trop de clichés américains qui ne marchent pas (en France). Dommage...
Lucas Charrier
PS : Attention VF pourrie.
Les liens du sang ☆☆☆☆
Réalisé par Jacques Maillot
Avec Guillaume Canet, François Cluzet, Clotilde Hesme, Marie Denarnaud, Helene Foubert, Eric Bonicatto, Olivier Perrier, Carole Franck...
Durée : 1h 46min.
Lyon, à la fin des années 70.
François, inspecteur de police, apprend la sortie de prison de son frère, Gabriel, qui vient de tirer dix ans pour meurtre. Entre le flic et son aîné, les retrouvailles ne sont pas évidentes, mais chacun a la volonté de tirer un trait sur le passé. Gabriel essaie de se ranger et François se met en quatre pour l'aider.
Mais la réalité et les vieux démons finissent par les rattraper. Pour les deux frères, séparés par leurs choix, mais unis par le sang, le chemin parcouru semble étrangement aboutir à la même impasse.
Un thriller bien ficelé qui marche à fond et où la tension est puissante tout comme les liens entres frères. Emporté par un duo Cannet/Cluzet magnifique nous voilà plongé dans une ambiance sombre et prenante du début à la fin tout en rappelant les vieux polars français grâce à la mise en scène et à la BO. Un bon film.
Lucas Charrier
mardi 23 juin 2009
COUP DE COEUR : Tellement proches ☆☆☆☆☆
Réalisé par Eric Toledano, Olivier Nakache
Avec Vincent Elbaz, Isabelle Carré, François-Xavier Demaison, Audrey Dana, Omar Sy, Joséphine de Meaux, Lionel Abelanski, Max Clavelly, Lizzie Brocheré, Jean Benguigui, Catherine Hosmalin, Renée Le Calm, Lannick Gautry...
Durée : 1h 42min.
Toute les familles ne sont pas aussi proches que celle-ci. Celle-ci est tellement proche que les repas de famille doivent se faire sans les enfants, que le beau-père du côté du père ne peut pas saquer la femme de son fils, que le frère de la femme du fils de ce père ne peut pas non plus encadrer ses beau-parents, que la femme de ce frère gifle le fils hyperactif de son beau-frère et que toute cette famille se sent obligée de noter le nouveau petit-copain de la soeur des deux frères.
Une histoire au demeurant bien complexe mais plus simplement une belle et hilarante histoire de famille.
Fort de la réussite de leur
précédent film, Eric Toledano et Olivier Nakache continue dans leur lancée et nous livre aujourd'hui la meilleure comédie française de l'année. Ils poursuivent dans leur recherche d'une réalité, comique, absurde, déganté, invraisemblable ou encore d'une réalité proche de tous et des scènes menant les personnages à déraper pour ainsi créer une dimension parfois ridicule ou en tout cas extrêmement drôle. Mais ils conservent aussi ce soucis de toucher chaque spectateur car pour eux une bonne comédie est plus qu'un moment de détente, un moment banal qu'on a vite fait d'oublier. Non, pour eux une comédie reste un film comme les autres, c'est à dire un moment de cinéma. Ils ne se foutent pas du monde en faisant une comédie, juste une comédie car même si ils ne révolutionneront pas le cinéma (et c'est assez facile de
dire ça) ils montrent au moins au français adepte de la bonne vieille comédie franchoullarde telle que "Bienvenue chez les ch'tis" ce qu'est une vraie comédie : Un film drôle bien sûr, mais de qualité, recherché, qui se renouvelle sans cesse, qui n'utilise pas tous les codes habituels et exceptionnellement qui fait pleurer. Car c'est ici le cas. On est tellement proches des personnages, notamment de celui de Vincent Elbaz qui on peut le dire est le personnage principal qui signe ici une interprétation magistral tant il est drôle et touchant et tellement proche de leurs histoires que l'on ne peut qu'être ému. Les deux réalisateurs affirme aujourd'hui réellement tout leur talent de metteur en scène, de scénariste et de directeur d'acteurs.
Même si quelques passages paressent aux premiers abords un peu clichés et maladroits ils le tournent d'une façon tel qu'on est pris dedans et qu'on a vite fait d' oublier son sentiment de départ pour laisser place à l'admiration, aux rires et aux larmes.
"Tellement proches" est plus qu'une simple comédie française, car le duo a su faire opéré son talent d'analyse si fin et développé pour finalement réaliser un long-métrage hilarant, touchant et épatant, en tout cas très bien vu sur la famille et les rapports que l'on peut entretenir avec. De plus il est possible que certains parents et autres adultes en tout genre soient ici plus touchés que par "Nos jours heureux", bien que celui-ci ne soit pas si enfantin que ça tout compte fait, mais il est vraie qu'ils se sentiront peut-être plus proche de ces parents en crise.
Les deux auteurs réussissent donc à atteindre le challenge qui s'avérait compliqué : faire mieux que "Nos jours heureux". C'est évidemment différent mais tout aussi délirant, déjanté, caustique et émouvant (voir plus). Ils y font d'ailleurs de nombreux clin d'oeil grâce à certains second rôles.
Aujourd'hui encore ils signent un film frais, populaire et léger aux dialogues cassants, piquant, satirique et mordant le tout rythmé impeccablement par une super BO et surtout par une douce folie qui s'atténuent petit à petit par un bon paquet de frissons et parfois même de larmes. Le tout emporté par un casting absolument génial (particulièrement Joséphine de Meaux, Omar Sy et Vincent Elbaz)
Lucas Charrier
Les Lascars ☆☆☆☆
Réalisé par Albert Pereira Lazaro, Emmanuel Klotz
Avec Vincent Cassel, Omar Sy, Fred Testot, Diane Kruger, Gilles Lellouche, Frédérique Bel...
Durée : 1h 36min.
Condé-sur-Ginette, en périphérie d'une grande ville, à mille lieux du sable chaud, des cocotiers et du bleu océan des Caraïbes. C'est l'été. Le soleil brûle le chrome des mobylettes, réchauffe le bitume des tours, asphyxie les halls d'immeubles et crame les esprits. Ici, tout le monde rêve des plages de Santo Rico. Certains plus que d'autres. Pour Tony Merguez et José Frelate, les deux MC's du quartier, le départ est imminent. Mais l'agence de voyage responsable de leur billet a zappé le nom de la destination. Retour à la case Ginette ! Pour refaire surface, Tony se mue en Montana façon Scarface et tente de refourguer un peu d'herbe fraîche " gentiment " prêtée par Zoran, brute épaisse aux pieds pas vraiment d'argile. José de son côté joue les Don Juan dans une grosse villa, occupée par Momo l'incruste et la belle... Clémence. Tout aurait pu rouler, si une maîtresse en furie, des réalisateurs plutôt amateurs, un sauna norvégien, des policiers énervés ou encore un juge coriace, n'en avaient décidé autrement...
Après la série tout aussi drôle les lascars arrivent sur grand écran et n'ont rien perdu pendant le voyage. On retrouve dans ce long-métrage toute l'originalité et le rythme de la série... Mais en plus long. Mais jamais on ne s'ennuie, au contraire. Le graphisme est pour le moins originale et même plutôt plaisant. De plus, il concorde parfaitement avec le sujet traité : la vie en cité, ses habitants et ses activités. Un sujet difficile abordé avec beaucoup beaucoup de dérision. Nous voilà embarqué dans une aventure rarement vue ou égalée au cinéma qui en plus d'avoir l'avantage d'être bien écrit, a l'avantage d'être très drôle.
Après, on aime ou on aime pas. Le style est particulier et donc ne plaira pas à tout le monde.
Vivement conseillé aux banlieusards comme aux petits bourgeois. Bref, une bonne comédie animée. Décidément l'animation française marche bien.
Lucas Charrier
Tellement proches
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mardi 16 juin 2009
Je vais te manquer ☆
Réalisé par Amanda Sthers
Avec Carole Bouquet, Pierre Arditi, Anne Marivin, Patrick Mille, Fred Testot, Mélanie Thierry, Cécile Cassel...
Durée : 1h 35min.
Six destinées qui vont, l'espace d'un instant, dans un aéroport grouillant de vie, se bousculer, se séparer et se retrouver. Et si ces personnages étaient en train de vivre, sans le savoir, le moment le plus important de leur vie.
Olivier et Lila... Va-t-il rater l'amour ou va-t-elle rater l'avion ?
Julia et Marcel... Va-t-elle rater sa mort ou va-t-il rater sa vie ?
Fanny et Max... Va-t-elle manquer de courage ou va-t-il manquer de chance ?
Amanda Sthers a peut-être l'excuse du premier film et de l'inexpérience d'une débutante dans le cinéma mais on ne peut pas l'excuser d'avoir écrit un scénario qui brille par sa médiocrité puisque qu'elle est à la base écrivain. La jeune réalisatrice cherche à faire"comme" mais premièrement elle n'y arrive pas car elle en rajoute en bon sentiments navrants et larmoyants et de ce fait elle perd toute l'authenticité de son film et le met donc en péril pour finalement le
rater complètement. C'est du vu et du revu. On en a marre au bout de 30 min et on commence à regretter d'avoir dépenser 5, 50 € pour une copie conforme de toutes les comédies françaises et anglaises. "Je vais te quitter" reprend toute les grosses ficelles qui marchent et les assemblent sans aucune hésitation. Il enchaîne tous les gags préconçus, les musique de variétés et les sensibleries niaises et cucu. Bref, rien d'original, mis à part quelques bonnes idées et les personnages de Fred Testot, de Michael Lonsdale et de Pierre Arditi qui excelle en écrivain ratée et odieux.
De plus cette maladroite mise en scène agit aussi sur les acteurs qui sont alors démunis de tout naturel.
On reste quand même perplexe quant à l'avenir du cinéma français car ça fait peur quand on entend dire dans les cinémas "De toute façon les comédies française on a
l'impression que c'est toujours le même scénariste". Je ne suis habituellement pas d'accord avec ce genre de réflexion infondées qui généralise l'histoire du cinéma français contemporain pour le ranger dans des clichés mais là je serais plutôt de cet avis.
"Je vais te quitter". Et bien nous aussi nous quittons la salle de cinéma. Mais en courant. Des films aussi ridicules et sans intérêts on en veux même pas à la télé le dimanche soir. C'est un grand clip qui ne marche pas, qui ne nous accroche pas et qui ne décolle pas. Tout simplement.
Lucas Charrier
Looking for Eric ☆☆
Réalisé par Ken Loach
Avec Eric Cantona, Steve Evets, Stephanie Bishop, John Henshaw, Stefan Gumbs, Lucy-Jo Hudson, Cole Williams, Dylan Williams...
Durée : 1h 59min.
Eric Bishop, postier à Manchester, traverse une mauvaise passe.
Sous son nez, ses deux beaux fils excellent dans des petits trafics en tous genres, sa fille lui reproche de ne pas être à la hauteur et sa vie sentimentale est un désert.
Malgré la joyeuse amitié et la bonne humeur de ses collègues postiers qui font tout pour lui redonner le sourire, rien n'y fait...
Un soir, Eric s'adresse à son idole qui, du poster sur le mur de sa chambre semble l'observer d'un oeil malicieux. Que ferait à sa place le plus grand joueur de Manchester United ?
Eric en est persuadé, le King Cantona peut l'aider à reprendre sa vie en mains...
Si on y réfléchit bien "Looking for Eric" ne restera pas. Celui-ci reprend quand même pas mal de clichés bien anglais et n'est pas une réussite totale en raison de son histoire dont on
ne peut pas dire qu'elle soit extrêmement originale (mis à part quelques scènes drôles et touchantes). Loach nous fait bien passer le temps mais sa comédie ne marquera pas les esprits bien que Cantona soit plutôt bon dans l'exercice de sa caricature et de ses fameuses expressions.
Toutefois Ken Loach a quand même réussit à partir d'un scénario d'une banalité déplorable à nous faire sortir avec le sourire. Seul point positif in fact.
Lucas Charrier






